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Un été à Musashi-Itsukaichi

 

Un été à Musashi-itsukaichi, ou l’annuel barbecue de l’entreprise. La date avait été arrêtée depuis près d’un mois déjà ; ce sera le 17 août, juste après Obon. Le lieu avait été choisi, ce sera à Musashi-Itsukaichi dans les montagnes tokyoites, tout à l’Ouest de la grosse ville. Carte postale :  

« – A Musashi- quoi ? »

Musashi- Itsu-kai-ichi ! La ligne Chuô depuis Shinjuku jusqu’à Tachikawa et de là, le train special holiday jusqu’à notre destination finale. On aurait presque pu appeler cela, un petit déjeuner en plein air puisque le rendez-vous y était fixé à 9h le matin.

 

Endô, s’était occupé de tout ! Comme tiens, par exemple de la date. Et pourtant on ne cessait de lui dire que souvent, il pleuvait juste après Obon, mais comme il n’en démordait pas …

« Il fera beau, le 17, je le sais ! » 

On réussira néanmoins à allumer les deux foyers malgré la pluie.

   

 

Endô s’était aussi chargé de commander la viande pour le barbecue. D’ailleurs, il en reste encore.

 

« – Eh ! J’ai fait acheter, 10 kg de bidoche, ca devrait suffire je pense ! » 

 

Tout comme la bière, ah ! Et puis le vin. Ah, ce Pinot noir de Roumanie dans la glacière, c’était la première fois que je buvais un vin roumain (…) un vin glacé aussi !

 

« – Et pour la bière, j’ai pris quelques caisses de Kirin, de la Kirin « Zero », zéro calorie, c’est bon pour le corps ! » 

 

  

 

On pourra neanmoins se réjouir, le Président s’est fait discret en nous faisant grâce d’un énième discours. Je ne sais même pas s’il y avait quoi que ce soit de prévu. Et puis, la pluie s’étant mis à tomber fortement, on reprit rapidement le chemin de la gare après avoir fait place nette pour aller se mettre à l’abri dans un bar de Shinjuku.                   

 

Allez, on rentre !

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Absences

Et une fois de plus, nous etions partis bien trop tot, beaucoup trop tot. Il faisait encore nuit, lorsque nous avions pris la direction de Narita et son aeroport international, il n’etait meme pas cinq heures le matin.

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Apres, presqu’une semaine de conges passees aupres des miens, vendredi, il avait ete temps de  les accompagner « jusqu’a l’avion ». Mes deux nenettes m’abandonnant ainsi pour trois semaines, pour Paris. Il etait temps de se serrer dans les bras et de se dire  » a dans trois semaines ». Elles vont me manquer !

Nous avons donc repris la voiture, Teruko et moi, apres les avoir regarde, Noriko et Lumika, s’eloignant vers le controle de securite avant l’embarquement.. Nous n’avons pas beaucoup parle sur le chemin du retour. Qu’aurions-nous pu nous dire sur la route du retour et sa traversee de Tokyo du haut de ces autoroutes aeriennes, sous ce ciel bas, crachant sur le pare-brise, une pluie fine et silencieuse. Kameidoryogoku, Ginza, Otemachi, Kasumigaseki, Gokokuji, Kita-Ikebukuro, 12 km de bouchons qu’ils annoncent a la radio, par chance, cela ne nous concerne pas, il s’agit de la voie circulant dans le sens inverse. Il n’empeche, on roule au pas.

« – C’est la plus ancienne autoroute construite a Tokyo, c’etait pour les jeux olympiques de 1964 »

Me dira Teruko, brisant ainsi, un long silence qui etait peut-etre pesant. Deux fois-deux voies qui se faufilent aux milieu des batiments, les encerclant parfois et enjambant des fleuves. Je remarque que tout semble etre au meme niveau ce jour-la. L’autoroute, le toit des batiments et ce ciel bas dont la couleur, un blanc-gris, donnera a l’ensemble une atmosphere allant a merveille avec la melancolie du jour. Je voyage dans un Tokyo en 2D !

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On finira par retrouver notre quartier dans la prefecture de Saitama, retrouver la maison froide et sans vie. Nous ne sommes pas en ville, malgre ces constructions qui s’etendent depuis Tokyo. Nous ne sommes pas en campagne pour autant, bien que ces champs voisins pourraient me faire penser le contraire. La chant des oiseaux egalement.

Presqu’une semaine de conges, sans rien faire de special, si ce n’est, passer du temps avec les siens avant ce long moment d’absence. Ainsi, nous avons eu la visite de « Ji-chan », l’arriere grand-pere de Lumika qui avait fait le deplacement en Shinkansen depuis Miyagi, au-dela de Sendai, pour voir la petite avant ses grandes vacances de printemps. Pour lui donner avec fierte, quelques billets de 10 000 yen aussi. Ce fut le moment de le taquiner un peu apres le repas, pendant qu’il realisait une grue en papier pour la petite.

« – Dans dix ans, tu feteras tes 100 ans Oji-chan, combien vous donnent-ils pour l’occasion par chez vous ? »

Je fus surpris, d’apprendre, apres la question soulevee par Teruko, que les collectivites locales, offraient aux personnes passant le cap des cent ans, une prime speciale. Toujours rien ou si peu pour les naissances alors que la question de la baisse de la natalite est un veritable probleme dans ce pays.  

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« -SA-YO-NA-RA et n’oublie pas de bien t’entrainer au saut a la corde en France »

Hurleront en choeur, les camarades de classes de Lumika apres le petit discours declare par l’un d’entre eux. La veille du depart, Noriko et moi, etions passes a l’ecole remercier Madame Misawa pour l’annee passee et recuperer ses dessins egalement. En avril prochain, elle sera en deuxieme section et elle aura une nouvelle maitresse.

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Le lendemain, il faisait a nouveau tres beau dans mon quartier qui n’est ni la ville, ni la campagne. Elles sont bien arrivees a Paris, le voyage s’est tres bien passe.  

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Tokyoites – 9 –

Une rencontre furtive. Une banquette de train, une banquette de metro et les voyageurs qui y ont pris place pour un voyage a l’interieur de la Megalopole. Une petite plongee dans le vrai Japon de tous les jours en deux photos. Tokyoites.

On parle souvent de ces differences amusantes que l’on peut remarquer entre les deux grandes villes du pays, Tokyo et Osaka. Tiens ! Comme  par exemple sur un escalator ; a Tokyo on se laisse transporter en se rangeant sur la file de gauche alors qu’a Osaka, c’est en se placant sur la file de droite qu’on laisse ses contemporains presses gravir les marches de l’escalier mecanique.

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On dit aussi que, si a Tokyo on somnole dans le train ou le metro, le plus souvent la tete en avant ; a Osaka, pour faire partie du paysage, c’est la tete en arriere que l’on s’abandonne sur la banquette.

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Par contre, je remarque une petite faute de gout sur notre deuxieme personnage : Si la casquette est assortie a la banquette, elle ne l’est pas avec la jacket. Tsouin-tsouin !

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Capsule et sauna

Il finira bien par me donner mal à la tête celui-ci, à force de répéter continuellement au micro qu’il s’agit du dernier train pour Narimasu – omnibus qui plus est – le conducteur de queue de la rame. Narimasu, dernière gare Tokyoite de la ligne Tôjô avant Saitama. Peut-être presque 20 kilometres avant mon arrêt habituel. Comment avais-je pu oublier que le week-end, les trains se couchent plus tôt ! J’étais donc parti pour passer une nouvelle nuit dans un de ces mangakissa qui, à cette heure-ci, accueille une clientèle constituée majoritairement de gens qui tout comme moi, ont laissé filer leur dernier train. Ceci dit, cela ne colle t-il pas parfaitement avec l’actualité de mon journal ? J’en parlais déjà, il y a deux jours de ces lieux. Comme cela est bien fait. Mais je m’en serais bien passé.

Cependant, à l’approche du terminus, j’aperçus et ce pour la première fois, alors que je passe très souvent par cette gare, une enseigne-néons bleue située sur un batiment moderne qui allait finallement changer mes plans pour la nuit : « Capsule et sauna« .

 

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« Capsule et sauna » ! Apres tout, je n’avais encore jamais testé cette formule d’hotellerie. C’était l’occasion et je dois dire que cela m’a bien amusé en fait. J’allais donc passé la nuit dans un hôtel-capsule.

3500 yen la nuit dans une des capsules, moitié moins cher qu’une chambre classique du 2ème étage (6800 yen). J’aurais bien aussi pu dormir dans cette grande salle du 3ème étage ou une vingtaine de lits se cotoyaient (1575 yen) mais je tenais à mon espace … en polypropylène. La réception, que l’on accède directement par un ascenceur, car située au 4ème étage, ainsi que les vestiaires et enfin le sentô ou je me prélasserai rapidement. Je finis par rejoindre, en yukata de l’hotel,  le 1er étage ou m’attendait mon « lieu » pour la nuit. 

Il y a quelques va-et-vients dans les couloirs de l’établissement. Personne ne porte attention à mon étrangeté, personne ne me regarde dans les yeux comme cela l’aurait été dans un hotel classique. Je me joindrais dans le mini-salon-bibliothèque réservé aux « clients capsules », à un homme d’a peu près le même âge que moi. Il lit avec passion, un des tomes d’une manga qu’il a du certainnement lire à plusieurs reprises. Il y a un aussi un distributeur de bières et de nihon-shu à proximité. Ce soir ça suffit, c’est bien à cause de cette soirée alcoolisée que je me retrouvais ici. Je m’allumai une cigarette avec un café en cannette et après ce sera au lit. Sur l’étagère il y avait « battle Royal » en manga, que je remarquai alors que je feuilletais rapidement le Playboy du mois.  

Dans ma cabine, un peu par automatisme, je passai en revue les programmes de la nuit des chaines de TV, mais le petit haut-parleur situé a hauteur d’oreille ne me permet pas de capter grand-chose de ce qui s’y dit. Un peu par curiosité, j’insérerai également 100 yen dans le boitier qui me permettra de visionner dix minutes des programmes de Yellow Cherry TV. Ce coup-ci, je trouvais que le son diffusé par le petit haut parleur était trop fort, tout comme celui que fit la piece en tombant dans ce boitier métallique, je ne rajouterai pas d’autre pièce. A gauche, en bas, peut être à droite aussi, ça ronflait mais l’heure tardive me permit néanmoins de trouver le sommeil.

C’est peut-être cette promiscuité qui me procura les sensations d’un voyage lointain. Un voyage que je mis fin, assez tôt le matin en attrapant un train qui me ramènera enfin chez moi, depuis la gare voisine d’à peine deux minutes de marche.

 

 

 

Plus! Par ici le Lien wikipedia

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Rétro Tokyo

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Un petit voyage en images et en audio,

… A bord d’une voiture de la Toden Arakawa-sen , l’unique survivante (*) de ces nombreuses lignes de tramway que comptait autrefois Tôkyô. Aujourd’hui, c’est un « mix’ entre les ex-lignes 27 et 32 qui nous permet ce petit voyage dans un passé pas si lointain finallement. Entre l’université de Waseda et Minowabashi, souvent plutôt loin des grands centres bruyants de la capitale. On plonge parfois dans des quartiers d’un Tôkyô dont le temps se serait arrêté vers la fin des années 60. Exploitée par le Tôkyô Metropolitan Bureau of Transportation (TOEI) depuis 1974, la compagnie municipale rénovera prochainnement son parc de voitures, une opération nécessaire qui enlevera un peu de ce cachet rétro à cette ligne de tramway.

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PLUS!(*) En fait non, pas exactement l’unique puisqu’il en existe une autre (Tôkyu Setagaya sen) que l’on pourrait peut-être même classer dans les « trains légers », aux spécialistes d’alimenter le débat … 

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Pasmo pour tous

Depuis le 18 mars dernier, ça y est … Enfin ! Le grand Tôkyô se dote d’une carte unique de transport et c’est une petite « révolution ».

Jusqu’alors, rien n’était simple en ce qui concernait les déplacements dans cette mégalopole : Plus d’une vingtaine de compagnies de métros et de trains, plus d’une trentaine de compagnies de bus se partageant la mission du transport urbain. Ainsi, il est fréquent que pour se rendre d’un point A à un point B (école, travail, loisirs … ) on utilise un train de la compagnie  JR-East, une des deux compagnies gérant le métro tokyoite (Tokyo-Metro et Toei) puis pourquoi pas, un train d’une  « petite » compagnie exploitant sur une zone  précise, une voire deux ou plus de lignes le tout sur un réseau qui leur est propre. Jusqu’alors, à moins de posseder un abonnement valable pour ce point A a ce point B (teiki) le voyageur devait combiner tickets « JR », tickets « Tokyo Metro » ou « Toei » ou encore, tickets « Odakyu », « Tokyu », « Tobu » , « Kesisei », « Seibu » etc, bref un merdier pas possible pour qui avait du mal à « comprendre » le transport urbain du Kantô. Ceci n’étant pas le propre des seuls touristes, bons nombres de Japonais errent dans les grandes gares à la recherche de cette correspondance qu’ils utiliseront pour la première fois mais aussi au fonctionnement d’une ligne (train locale ? rapide ? semi-express ? express ? commuter express ? super-express ??!! …)

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Une petite révolution ?

En 2001, la compagnie JR-East, lançait sur son réseau , « SUICA » (Super Urban Intelligent Card) équipé d’une puce sans contact (appelée « Felica »). En fait, il s’agit exactement du même principe que ce que connaissent les Parisiens avec le pass Navigo… Le rechargement et l’utilisation en porte-monnaie électronique en plus. Ce n’est pas le fait de rendre compatible SUICA et PASMO qui fut compliqué !

Depuis plus longtemps encore, toutes ces compagnies qui ont aujourd’hui adoptées « Pasmo », acceptaient la carte « SF » (stored fare) au nom de « Passnet » qui est une carte de transport magnétique pré-payée (1000, 3000 et 5000 yen) que l’on « oblitère » à chaque passage comme un ticket classique aux portiques des gares (et qui devrait peu à peu disparaître) … Ce n’est donc pas non plus le fait d’avoir réunit tous (ou presque) les acteurs des transports qui fut la plus grosse difficulté.

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Un pingouin et un robot unis dans le monde des transports Tokyoite !

Depuis 2001,  Suica (et aujourd’hui aussi Pasmo), sert de porte-monnaie électronique, (tout comme Quikpay et Edy qui eux ne sont QUE des porte-monnaies électroniques) grace surtout à l’impulsion des commerces implantés dans les gares, parfois propriétés de la compagnie de trains. Suica est aussi compatible avec les billets électroniques JAL et ANA (pour les lignes intérieures ) utilisable avec son mobile  si ce dernier (presque tous à présent) est equipé d’une puce IC… Mais non ce n’est pas encore dans ce cadre là que l’on peut parler de « petite révolution technologique ». 

Non, la plus grosse difficulté fut de mettre au point un système qui permettait à chaque compagnie, de se voir rétribuer le montant dû en fonction du trajet que le porteur de la carte  effectue !

Par exemple, monsieur Tanaka a une carte PASMO qu’il recharge dans un distributeur SUICA, il voyage sur une ligne JR pour un montant de 160 yen puis emprunte une ligne de métro de la compagnie Tokyo Metro pour un montant de 190 yen et enfin monte dans une voiture d’une rame Tôbu pour rejoindre son domicile pour un montant de 350 yen . … Quel est l’age de Monsieur Tanaka ? Mais également : La société JR-East reversera donc 190 yen à la compagnie de métro et 350 yen à la compagnie Tôbu.  Cela parrait simple, seulement j’imagine la taille des serveurs informatiques capables de gérés des milliards de franchissements de portiques de gares ou des millions de transactions chez les petits commercants acceptant le système …

 

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Passnet more ou bien Pass  mo (= »aussi », « et ») Passnet … Je te prenderai, … Je te prenderai le bus, je te prenderai le train, et le tram, monorail, lemetro, … Ah aah ahaa …Passnet je te prenderai … (sur l’air d’alouette, s’il vous plaît) 

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Tout ça pour dire … Que les Japonais adorent ces événements liés à leur trains ! Que ce soit la mise à la retraite d’un train (dernierement, le vieux train orange de la ligne Chuô) que ce soit pour l’ouverture d’une ligne nouvelle (dernierement Tsukuka Express en 2005) et actuellement pour une nouvelle carte de transport, il s’agit d’un véritable événement populaire. Perso, Pasmo, c’est ce qu’il me faut !

 

 

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