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Les sirènes de Kabuki-cho

 

Un instant ( s’il vous plaît ) sonore …

  

 

Un instant sonore : Shinjuku Kabuki-cho, une après-midi d’octobre aux alentours de 15h. Il y a du bruit et des badauds qui cherchent.  Non ! Finalement, pas de fumée mais un corps que l’on sortira de l’immeuble. Kabuki-cho ; ses néons, sa faune, ses légendes, ses filles, … Tout est possible.

 

   

   

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Classé dans un instant-ané- s'il vous plaît

Nakamura, Shimada puis Iseki

 

 

 » – Prend garde à toi Roban, à la fin du mois je ne serais plus là et tu deviendras à ton tour leur souffre-douleur. « 

Il tira alors à trois reprises sur sa Seven Star. Trois rapides mais grosses bouffées tout en fixant en silence l’extrêmité de sa cigarette qui en se consumant formait une longue carotte rougeoyante puis il quitta l’espace fumeur de l’immeuble sans attendre un quelconque commentaire de ma part. Qu’aurais-je bien pu d’ailleurs lui répondre ?

Il y venait régulierement dans la journée dans ce local qui n’était en fait que le local à poubelles dans lequel on avait déposé un seau de couleur rouge sur un petit tabouret en guise de cendrier. Cela était fort pratique pour Nakamura de pouvoir venir fumer non loin du dépot des ordures qui devenait de ce fait le meilleur alibi qui soit. Ces petits instants volés, lui permettaient certainnement de pouvoir a nouveau encaisser les « coups », de respirer quelques minutes, « avant d’y retourner ». Je pense que l’on puisse dire que Nakamura était persécuté en permanence sur son lieu de travail ; du matin au soir, de l’instant ou il embauchait a 10h30 au soir a la fin de son service peu après 22h30. Il était sans cesse surveillé, ses faits et gestes examinés, épiés a chaque instant et plus particulièrement lorsqu’il avait une tâche a éxécuter. Aussi, à la moindre erreur, Toyoda surgissait de nulle part et il en sortait de sa bouche, un flot d’injures sans discontinué. C’est dans ces moments là que l’on voyait le front de Nakamura perler de mille gouttes. Nakamura avait 35 ans mais il en faisait bien dix de plus. Il avait une tête un peu particulière ; une grosse tête en forme de triangle ; une coupe de cheveux à l’ancienne avec une grande raie qui semblait départager les deux hémisphères de son cerveau. En voyant le personnage, on ne pouvait s’empêcher de penser a ces dessins de caricatures que l’on croque sur les places des lieux touristiques.

 » – Roban, tu n’as pas remarque comme Nakamura sent mauvais ? « 

J’avais répondu à Endo que non, je n’avais pas remarqué ce détail. Bien sûr que je l’avais remarqué et j’imaginais bien que la cause en venait du stress qu’il subissait continuellement. Je ne voulais simplement pas participer a ces mesquineries quotidiennes.

Toyoda vient de fêter ses 28 ans. Il est le manager, le maître du bureau de Shinjuku et cela, meme lorsque le président est dans les murs. Ce dernier lui laissant une totale liberté de management. Toyoda est grand et maigre, plutôt bel homme si l’on en croit les rares femmes qui travaillent dans l’entreprise. D’ailleurs, il attache une attention toute particulière à son apparence et comme il le dit, trouve la force après le travail d’entretenir son corps en faisant des étirements, des pompes et toute une série d’exercices musculatoires. C’est un jeune homme solitaire qui vit seul, sans compagne et sans ami aussi. Dans l’entreprise, Toyoda est craint mais il est surtout détesté et Je devine dans les yeux de mes collègues des envies de meurtres. Les premiers jours où j’avais fait mon apparition dans la boîte, j’avais également détesté ce type et j’espérais alors que l’on m’envoie a Ginza, dans cette nouvelle filliale du groupe avec une partie de l’équipe nominée. Il n’en fut rien, tout du moins pas dans un premier temps. Je n’aimais pas cet être sadique qui donnait l’impression de prendre tous les autres pour de profonds demeurés. Cela était accentué par sa grande taille qui lui permettait de regarder tout un chacun de nous de haut. Ca a été immédiat, lors de la petite formation de base qu’il me dispensa. Le débit de ses mots étaient rapides, des mots qu’il machait même tout en employant un vocabulaire compliqué.

 » – Tu ne prends pas de notes ? « 

Finit-il par me demander après cette longue tirade de mots et de phrases qui couraient le 100 m haies.

 » – Non ! Je ne prends pas de notes M. Toyoda. J’en prendrais lorsque cela s’avèrera nécessaire. Pour l’instant il ne s’agit que de tâches routinières qui rentreront facilement après les avoir exécuté au moins une fois. Si je prenais des notes, cela ne voudrait-il pas dire que je ne comprends pas grand chose au travail à effectuer ? « 

Mon insolence aurait pu, aurait du, me donner quelques petits soucis d’intégration mais je crois bien que j’avais destabilisé, sans l’avoir cherché, mon formateur. Cela me fait penser à ces premiers jours où je vendais du fromage dans ce grand magasin de Saitama. Ma formatrice de l’époque m’avait crié dessus comme quoi, je mettais trop de temps à emballer ces cubes de cream cheese, que pour chaque cube, je devais mettre au plus, 15 secondes. Apres quoi, en utilisant un ton « maternel » me demanda si elle faisait peur ! Je lui avais alors répondu que « non-non, elle ne faisait pas peur, qu’elle etait juste hystérique et que si elle continuait de la sorte, Roban, c’est sayonara qu’il dirait ! » J’avais eu par la suite, une paix royale.

Toyoda me regarda droit dans les yeux, certainement un peu énervé.

« – Ok-ok, on verra ! « 

Puis demanda à Nakamura de m’expliquer tout en détail ou plutôt, ordonna à Nakamura de finir la formation. J’avais alors de la compassion pour ce type brime et harcele par notre manager mais je me rendis compte que mon nouveau collegue allait reproduire avec moi, ce qu’il subissait a longueur de journee avec son tyran. Il ne m’expliquait pas le travail, il m’ordonnait l’execution de taches les plus ingrates qu’ils soient.

 » – Roban, qu’est-ce qu’il t’a dit Nakamura ? « 

« – Je n’ai pas tres bien compris ce qu’il m’a dit « 

 » – Ne t’inquiete pas, ici, personne ne comprends ce qu’il dit celui-la ! « 

Endo m’avait surpris soupirer fort devant Nakamura. Ce genre de soupir que l’on fait lorsque l’on est énervé après quelqu’un. Nakamura était en fait, comme ces enfants battus qui une fois parents, reproduisent exactement les mêmes schémas d’éducation qu’ils vécurent. Nakamura cherchait à reproduire avec le petit nouveau que j’étais, l’attitude de Toyoda. Je ne l’avais pas dit à Endo qui ne se génait pas non plus pour aboyer sur lui. Je ne me rebellerai pas non plus sur mon senpai, il avait sa dose quotidienne, je n’allais pas en rajouter. Nakamura était un être faible à la triste existence, point.

Il y eu par la suite, d’autres chocs avec Toyoda comme celle de « la prise de notes » mais au lieu de me porter préjudice, cela accèlera mon intégration et réussit à me faire respecter au sein de l’entreprise.

Nakamura quitta les lieux a la fin de son préavis comme cela avait été convenu. Il avait été licencié, je ne sais pas exactement pour quelles raisons mais je pense que cela était préférable pour lui de quitter ces lieux et de retrouver sa « liberté ». J’espère seulement qu’il aura réussi a trouver un emploi plus confortable. Après son départ, je repris une partie du travail qui lui incombait mais pas celui de souffre douleur. On pouvait encore, quelques temps après, entendre des moqueries sur son compte. Quelqu’un s’était demandé si le forcené d’Akihabara qui avait foncé sur la foule à l’aide d’un poids lourd puis qui était descendu sur la chaussée poignarder sept personnes, n’était pas Nakamura. Cela ne m’avait pas fait rire, mes collègues, oui, beaucoup.

 » – Enchanté, je m’appelle Shimada « 

 » – Himada-san ? Enchanté moi c’est Roban « 

Toyoda explosa de rire, la nouvelle recrue avait un problème de locution et ne parvenait pas à prononcer correctement le son « Sh ». A chaque fois qu’un mot comportait le son « sh », il se formait sur son visage une sorte de petit rictus du à la contraction de ses lèvres. Shimada était tout comme Nakamura, agé de 35 ans mais en paraissait dix de moins. Je m’étais gentiement moqué de ses chemises a carreaux qui ressemblaient beaucoup à celles que portent les employés de Tokyo-Metro. Toyoda, lui reprenait mon erreur et parlait de Himada en imitant son rictus, parfois presque devant l’intéressé en personne.

Il fallait se rendre à l’évidence, Shimada était certes très sympathique mais il ne semblait vraiment pas doué pour le travail, bien qu’il prenait soin de tout noter sur un calepin, ce qui parfois lui donnait des petits airs d’inspecteurs de police ; d’ailleurs, il ressemblait beaucoup a Columbo, de 20 ans plus jeune. Shimada devait fournir des efforts considérables pour mener à bien le travail qui lui était demandé. Malgré tant d’énergie déployé, il ne parvenait toujours pas à assimiler le travail et ce, même au bout de deux mois après s’être présenté à nous. Shimada était toujours ce petit nouveau à qui il fallait sans cesse tout expliquer, à qui il fallait dresser des listes afin d’éviter de facheux oublis, après qui, il fallait passer derrière pour contrôler le travail. Ce qui, bien sûr, provoquait d’énormes colères de qui on sait.

 » – Shimaaaaada ! Où est-il encore allé celui-là ?  » 

Pouvait on alors entendre a longueur de journee dans les couloirs.

 » – Il fume en secret au meme endroit que le faisait Nakamura, je le sais « 

Répliquait Endo, en pouffant de rire.

 » – Roban, Shimada il n’y arrive pas, il n’y arrivera jamais … Hein !? « 

Bien que la phrase d’Endo était tournée à l’interrogative, cela était en fait une affirmation qui n’attendait plus que mon approbation. Je craignais fortement que se mette en place un « Shimada-bashing » et qu’il lui arrive le meme sort qu’à Nakamura. Quel emploi nouveau aurait-il bien pu trouver ? Il aimait le surf et un peu trop le whisky, difficile d’en faire carrière.

 » – Il est pratique ! Oui, Shimada est pratique « 

Avais-je un jour déclaré afin de mettre fin a une énième plainte collective. Et, c’était vrai qu’il était pratique. C’est Shimada qui passait la serpillère, qui apportait le thé aux clients ou qui restait tard pour finir un travail.

Je fus finallement envoyé a Ginza, cela émanait du président qui souhaitait que je m’occupe des clients étrangers beaucoup plus presents à Ginza qu’à Shinjuku.

 » – Alors comme ca, Shimada est pratique ? « 

Ma petite phrase avait pris la ligne de metro Marunouchi me précédant ainsi. Le manager des lieux ponctua d’une petite tape amicale son message de bienvenue. J’en profiterai alors pour évoquer le cas Shimada avec lui. Je lui expliquait qu’en le menageant et qu’en y allant doucement avec lui, il pourrait sans doute y arriver. Mon nouveau manager, qui ne porte pas Toyoda dans son coeur acquiessait. Les jours passaient, j’avais retrouvé Ginza que j’avais quitté quelques mois auparavant lorsque je travaillais dans ce grand magasin. Je repensais a Mori et Naito, véritables promoteurs du quartier. J’avais de temps en temps des echos de ce qui se passait a Shinjuku, notament lors de réunions ou j’y rencontrais d’anciens collègues.

 » – Avant-hier, il l’a frappé a la tête avec un dévidoir de ruban adhésif et hier, c’est avec un carton de photocopies A4 qu’il lui a porté un coup. Depuis que tu es partis, l’ambiance s’est déterioré, déjà que … « 

Quelques jours suivirent et j’appris à la fin de mon service que j’étais à nouveau rappelé à Shinjuku.

«  – Toyoda est triste sans toi, a partir de demain tu retournes là-bas, il nous a fait tout un pataquès « 

Le manager m’expliquait alors que Shimada, irait quant a lui à Ginza et qu’en le prenant en douceur, il arriverait a en tirer quelque chose.

 » -Ah ! Et puis, Iseki ira aussi a Shinjuku avec toi, tu verras, Iseki est très … Pratique « 

 

 » – Isekiiiiii ! Ou est-il encore passé celui-là ? 

Depuis deux semaines, un nouveau nom circule dans les couloirs avec la même intonation.

 » – Iseki, il fume une cigarette au local a poubelle, comme le faisait Shimada avant, je le sais !

Non, Iseki était cette fois-là aux toilettes, Toyoda s’entrediendra quelques peu avec lui puis se retournera vers moi et sans faire attention à Iseki, mimera de ses deux mains, mille gouttes de sueurs perlant le long de son front. Je regardai Toyoda en secouant la tête.

 » – Toyoda, tu sais ce que tu es ? Un sadique ! « 

 » – Oui, Toyoda est sadique, Toyoda est mechant … Mais, regarde les tous, ils sont faineants, ne savent prendre aucune initiative, ne cherchent pas a reflechir, repetent les memes erreurs et c’est comme ca, ou que l’on aille au Japon. Tu en as deja vecu quelques unes d’experiences dans des entreprises japonaises, tu sais de quoi je parle non ?  »  

 » – Et puis, ils prennent tous des notes mais sont capables de rien ! … « 

 

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Coffee and cigarettes : Café Aya

 » – Tu vas toujours au café Aya pendant ta pause ? « 

 » -Pas toujours, mais presque … En tout cas, je ne reste pas dans la boîte, j’ai besoin de sortir respirer, de voir d’autres têtes, de sentir une autre ambiance … Euh, tu connais le café Aya ? « 

Je revenais de cette heure de break, du café « Aya » situé à deux pas du travail. Je venais de croiser Kinnori (*) qui lui revenait du deuxième sous-sol, là ou il avait prit l’habitude d’y faire la sieste durant la pause, depuis son arrivée récente dans l’entreprise. Nous avions encore un peu de temps devant nous avant de ré-attaquer, nous bavardions un peu.

 » – Oh que oui ! Je connais bien … ! A une epoque … »

Il marqua un temps d’arrêt, j’attendais la suite. Il s’alluma une cigarette, puis jeta un oeil aux alentours afin de s’assurer que les collègues n’étaient pas encore rentrés de pause, puis poursuiva :

 » – A une epoque, lorsque je faisais des choses pas très bien ! »

Je lui répondis d’abord par un large sourire avant de lui expliquer que j’avais compris de quoi il voulait parler. Le Café Aya, ou plutot, les deux cafes Aya sont situés en plein dans Kabuki-chô (tout comme l’entreprise aussi d’ailleurs). Ce dont les guides touristiques  nomment avec facilité « quartier des plaisirs ». Je ne sais pas si c’est vrai mais on m’avait dit un jour qu’il y avait la plus de 5000 filles qui exercaient dans ses clubs à hotesses, ses pink-salons, ses deli-health, ces kyabakura, ses salons de massage, ses soap-land, ses … Je ne sais quoi encore. Konnori, t’es un vrai coquin !

« – Kabuki-chô, c’est vrai, c’est aussi ça … Mais c’est aussi, la dope ! »

Alors il me raconta qu’avec sa copine, avant d’aller danser en club sur de la techno ou de la transe, ils fumaient de temps en temps de la Marie-Jeanne mais c’était surtout la coke et puis l’exta également qu’ils prenaient en couple.

« – A Kabuki-chô, on trouve de tout, d’ailleurs la plupart des filles qui s’y prostituent se droguent ! »

Il m’expliquait également qu’autrefois beaucoup de cette came provenait de Coree du Nord mais depuis quelques temps, depuis que la tension à fortement monté entre les deux pays, c’est surtout de Chine que ça arrive.

Konnori (*) et son amie ont tout arrêté du jour au lendemain. D’abord parce que lui, n’assurait plus du tout au travail et puis aussi parce qu’ils voudraient se marier.

« – En plus, son père est flic, tu vois un peu, valait mieux arrêter ! »

Il travaillait il y a peu dans la boîte à Ginza qui s’est faite racheté par notre entreprise et a été muté à Shinjuku, a Kabuki-chô, à deux pas de là où il prenait autrefois sa dope dans un café, le café Aya !

Konnori, n’y a jamais remit les pieds. Moi, pendant ma pause, j’y observe cette faune du quartier des plaisirs. Qui s’y arrête boire un café a 180 yen, qui accessoirement s’y maquille, s’y coiffe, … Tout en feuilletant le Playboy du mois passé. J’y ai vu aussi, une descente de flics en civil, controlant l’identité de certaines jeunes filles, des jeunes filles habillées comme des putes. Il semblait vérifier l’origine de ces filles.

 

(*) Le prenom a ete changé

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Taspo-bus

Commence a faire chier c’thistoire de carte ! ou, si tu ne viens pas a Taspo, Taspo viendra a toi mon petit ! Dites, on en est a combien de possesseurs de cartes la ? 

10juillet, Shinjuku-Est vers 15h30.

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Le band de minets

8 juin 2008 en debut de soiree, Jack Rose se produit devant le celebrissime Studio Alta qui fait face a la sortie Est de la gare de Shinjuku et ce, devant un parterre de fans hysteriques (composes pour moitie des sans-abris du coin). T’as le look host coco !

 

Y en a qui aime ? Non ? Alors vite, fuyons !

 

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Coffee and cigarettes : Mr Donuts

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Notre cafe du jour, c’est dans cette franchise d’origine Nord-Americaine, Mister Donuts, qu’on va le prendre. Chez Misdo, comme on a coutume de l’appeler on y  trouve principalement des … Beignets bien sur. Mister Donuts est presque une institution au Japon ; present dans le pays depuis le debut des annees 80, tout le monde connait ainsi ses « custard cream donuts », ses  « french kurura », ses donuts au curry ou plus recemment ses « pon de almonde ou choco » etc. Chez Misdo, on sirote generalement un cafe americain (252 yen, tasse blanche) ou un cafe au lait (294 yen, tasse jaune) en y ecoutant la « radio maison » dont le DJ s’exprime uniquement en anglais.  Autrefois surtout frequente par les memeres du coin qui s’y donnait rendez-vous et qui y passait une  bonne partie de l’apres-midi, profitant du cafe servi a discretion, c’est actuellement surtout le repere des collegiennes et lyceennes. Elles s’y retrouvent apres leur leche-vitrines de l’apres-midi, apres une visite au game-center ou parfois souvent meme pour y faire leurs devoirs de classe le tout accompagnes d’un donuts et d’un the vert achete au distributeur voisin. Le repere aussi des jeunes mamans qui parfois ne s’y arretent que pour la vente a emporter. C’est certainement cette clientele qui aura inspire la renovation des points de vente que la marque a entreprit depuis peu. Mon cafe du jour, c’est dans un decor de cafet’ « AB prod » que je le prend.

VU A LA TV … Tiens ! Puisqu’on parle de donuts :

Apres la mode du cannele de Bordeaux puis du macaron, 2007 aura donc ete l’annee du donut dans ce pays et ce succes ont le doit a un nouvel acteur qui a fait son entree dans le tres croustillant business du beignet au Japon : L’americain Krispy Kreme ! C’est la filliale nippone du conglomerat correen Lotte qui a tout orchestre. Krispy Kreme, c’est jusqu’a trois heures de queues a Shinjuku ou jusqu’a deux heures a Yurakucho pour gouter ces donuts. Ces donuts qu’on voit si regulierement a la television, lors de programmes TV, de la pub a peine deguisee en reportages. Seulement deux points de vente ; cette rarete qui « les rend meilleurs » et qui poussent des milliers de tokyoites a faire ce deplacement oubliant qu’apres tout, ce sont les memes que ce que l’on pourrait trouver chez le Mister Donuts a deux pas !

La television au Japon … Ah quelle magnifique machines a vendre que peuvent etre les Asahi ou Fuji-terebiTBS  et consoeurs. Encore plus fort que le « temps de cerveau humain disponible a Coca-Cola » de TF1 puisque les grilles des programmes sont tres souvent realisees pour et par les marques. Beneficier de l’interet d’une chaine de television ou d’un magazine au Japon, on entre alors dans une autre dimension !

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La petite compagnie de yaki-donuts « Miel » (be happy, baked donuts) originaire de Osaka, profitera ainsi de l’engouement que connait actuellement ce produit a Tokyo. Une heure de queue a Ginza, pour de la pate a gaufre agrementee de morceaux de patate douce, de Kinako (poudre de soja) ou de the vert … Les equipes de television s’y succedent, forcement ce doit etre bon ! Pas habitue a un tel succes, le petit patron de la jeune compagnie doit faire face aux nombreuses ruptures de stock et cherche des locaux pour y implanter un atelier de fabrication automatisee, tout en s’inquietant de la perennite d’un tel engouement !

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Un business qui donne le sourire chez « Miel ». Grace aux cameras de TV qui se succedent.

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Et chacun, a son echelle puisque meme le tofu-ya de Tokigawa-mura s’est lance comme d’autres dans le beignet au tofu !

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Chez Misdo, mon cafe et mon « pon de almondo » me donneront droit a une dizaine de points credites sur ma « Misdo club card ». J’ai rate l’agenda 2008 mais avec un peu de chance je pourrais peut etre avoir ce magnifique tapis de bain Mister Donuts !

Allez, pour finir, tous en coeur le refrain maison :

Hey, Mister, that’s a doughnut! Hey, Mister, that’s a Mister Donut doughnut!

Merci, a bientot, pour de nouvelles aventures torrefiees.

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Classé dans Coffee and cigarettes, Societe de consommation