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Un ete a Tokorozawa (2)

Un ete a Tokorozawa, deuxieme ! la veille nous nous etions casses le nez devant les portes fermees du Tokorozawa aviation museum. Ce jour-la, cela ne saurait etre cette pluie torrentielle qui avait innonde les acces aux musee,  cela n’aura pas ete non plus ces eclairs et les grondements du ciel qui ont rythme la dizaine de kilometres qui nous separe du lieu, qui allait une nouvelle fois nous empecher de visiter ce petit musee dedie a l’aeronautique locale.

Car c’est ici a Tokorozawa (sis a Saitama) qu’a ete cree le premier aerodrome japonais, c’etait en 1911, sous l’impulsion d’un, un certain Togugawa qui obtint son diplome de pilote en France. Ce meme Tokugawa dessina et construisit le premier aeronef nippon. L’aerodrome de Tokorozawa fut en activite jusqu’a la fin de la seconde guerre mondiale puis devint une base US, jusqu’en 1974 avant d’etre sauve de l’oubli par le departement de Saitama et la volonte de benevoles qui font fonctionner le site.  

Le musee retrace l’histoire de l’aerodrome, l’histoire de l’aviation japonaise et celle de l’aviation en general. Despuis les freres Mongolfier jusqu’aux avions de lignes modernes. Quelques simulations de pilotages d’appareils pour les enfants, de vrais avions que l’on peut toucher dans le hall principal, quelques experiences sur l’aerodynamisme, le role de l’air etc  et ce jour-la, un peu a l’ecart mais dans le hall principal d’exposition tout de meme, une exposition temporaire sur les … dinosaures, … Ah ?!

  

En fait, cette deuxieme visite a Koku-koen (ce parc ou est situe ce musee) a surtout ete motivee par l’achat d’un deuxieme poisson rouge pour le petit aquarium qui est dans l’entree. Il y a un rayon animalier bien fourni au Super Viva Home, la grande surface de bricolage voisine. Ainsi que quelques stylos pour Noriko et ses dessins dans le mall adjacent. 

Sur le chemin du retour, avant de faire un crochet au Super Viva Home, nous avons ecoute un tube suedois dans l’autoradio,

la pluie avait cesse, le soir venu nous avons mange un yaki-niku a la maison. 

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La ferme Nambata

On s’était promis d’y retourner. Pour y saluer Kerotan mais surtout pour visiter cette ferme-musée située au milieu des rizières sur la route de Oomiya. Non loin de la Bypass 254, sur le site même de l’ancien chateau de Nambata. Ancienne place forte du pays de Musashi, voisine de celle de Kawagoe. Dans le Japon féodal de Kamakura. Aujourd’hui, se dresse en ces lieux un ensemble de maisons, d’un temps pas si éloigné ( 1871 ) mais qui nous offre cependant un petit voyage dans le passé, loin très loin des mansion sécurisées Secom ou bien encore, loin des maisons individuelles Sekisui house,.


« – Mouais … Quand j’étais petite, toutes les maisons étaient comme ça a la campagne !« 

Nous dira Teruko ce matin après lui avoir rapporté notre découverte de la veille. Et aujourd’hui, elles ne le sont plus.

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La ferme Nambata appartenait jadis à une riche famille terrienne. On y accédait par un porche qui était lui-même un batiment accueillant principalement le matériel agricole notament, les premiers engins mécaniques utilisés dans la riziculture. Dans l’immense « cuisine » (à droite sur le plan) au sol en terre battue, quelques bûches brulent lentement dans l‘irori. Une grande table et deux bancs y font faces. A peu près la même ambiance que je connus autrefois dans ces fermes bretonnes de mon enfance bien que si différentes au niveau architecturale. Ces ressemblances se retrouvent plutot dans le mode de vie qui semblaient régner ici autrefois et dans ce que j’ai connu par le passé. Je pourrais évoquer ce foyer et la bouilloire l’accompagnant constamment. Je l’ai ressenti tout de suite après avoir franchi cette entrée qui ne devait etre fermée que la nuit tombée ou lors de forte pluie. Une frontière presque invisible entre l’intérieur et l’extérieur propre au monde rural d’autrefois me semble t-il. Dans le même espace, on trouvera légèrement en retrait le kamado (fourneaux) et l’écurie ainsi que le bain ! Tout ce que ne pourrait supporter les tatami présents dans le reste de la demeure en fait. 

 

 

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Je découvris hechima, ce très gros concombre non-comestible qui une fois séché servait d’éponges pour le bain. Inutile de préciser que si cela était efficace pour éliminer les petits résidus de peau cela était plutôt désagréable au toucher.

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Les hôtes de marques devaient entrer par l’avancée (à l’extrême gauche sur la photo du batiment) et se déchauchaient comme on le fait actuellement dans le genkan (l’entrée) d’où on a un acces aux différentes chambres de la villa.

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Une des chambres donnant sur un petit jardin d’agrément où l’on profitera des chauds rayons de soleil de cette belle journée d’hiver. C’est sûr, il s’agissait donc vraiment d’une riche famille qui avait possession des lieux. Un autre détail confortera Noriko dans son impression :

« – Non mais tu as vu les toilettes ?! »

 

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Plus! Le site accueille de nombreuses activités et autres matsuri. ce jour-là, quelques mamies avaient pris possession des lieux, dans un des bâtiments de la ferme. Elles y fabriquaient des zori ou chaussons d’intérieurs traditionnels à partir de cordes, de laines et de plastiques qu’elles recyclent de la sorte. Tout cela en fait un lieu vivant. De nombreux jeux d’extérieurs anciens, sont également mis à la disposition des enfants et des plus grands. Le site est géré et animé par la ville de Fujimi-shi et un petit musée d’histoire locale jouxte ces batiments anciens.  

Centre culturel de Nambata (ferme ancienne, parc et musée d’histoire locale) à Fujimi-shi (Saitama) gare Tôbu-Tôjô de Mizuhodai (depuis Tôkyô Ikebukuro) puis comptez 10 à 15 minutes de taxi  Ou bus depuis la gare de Shiki (même ligne) Entrée entièrement gratuite.

 

 

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