Archives de Tag: Miyagi

Keiro no hi

Après la dernière expédition dans le Chiba rural en cette fin Août, ce quinze septembre dernier, notre destination prenait la route du Nord, pour Miyagi. Teruko n’en finit pas de faire des allers et retours et rendre visite à ses parents depuis les soucis de santé du grand-père et cette fois-ci, nous l’avons accompagné. Hasard du calendrier ? C’était egalement Keiro no hi, le jour férié dédié aux personnes agées. Carte postale :

 

Ojisan était sorti de l’hôpital, depuis bientôt une semaine. Après s’être occupé de son jardin et de son petit champ ou poussent poireaux, oignons, myoga, patates douces et edamame, nous le laisserons seul avec Teruko. Visiblement, il n’a pas vraiment le moral. 

 

Alors nous irons tous les trois nous perdre sur les petites routes aux alentours, celles qui encerclent Yakurai-zan. Nous nous ferons les observateurs du petit monde qui vit en bas du mont au travers le pare-brise de la voiture. Le travail dans les rizières, le commercial de la coopérative agricole au volant de sa Suzuki Alto, l’atelier de menuiserie à l’entrée d’un hameau et un restaurant perdu au milieu de nulle part, specialisé dans le mochi. Miyagi, c’est la mer et c’est le riz également.  Ces paysages et ses scènes me rappellent, ceux de mon enfance à certains endroits. A la différence que les panneaux de circulation ne parlent pas le même langage et qu’il n’y a ni église, ni place du bourg.

    

Près de ce restaurant de mochi, ou je me souviens y avoir déjeuné avec Noriko il y a presque dix ans de cela, se trouve une mare ou nous ferons une petite halte. La, y vivent une vingtaine de carpes qui attendent de nous que nous les nourrissions de chips. Nous n’avons pas prévu de repas, elles se lasseront des brins de verdures que nous leur tendons, Lumika se lassera de ces poissons voraces et ira capturer un grillon. 

 

   

 

Nous marcherons un peu jusqu’au pont de Ootaki, celui qui enjambe la grande cascade. J’y contemple la rivière, j’y remarque, quelques bouquets de fleurs fanés rassemblés dans de petits vases, souvent accompagnés d’une petite bouteille de One cup, un sake bon marche. Tout cela un peu à l’écart, légèrement en contrebas du pont. Ils sont tous posés sur le bord, d’où on ne voit rien mais d’ou on entend bien le bruit sourd de l’eau qui sculpte lentement et sans cesse, la roche quelques dizaines de mètres plus bas.   

 

 

Il y a un bouquet tout frais, peut-être trois jours au maximum. Un bouquet aux couleurs rouges et orangées contrastant fortement avec les teintes sombres de la terre foulée, des branches et des feuilles qui jonchent le sol à cet endroit. Souvenir effemère d’une tragédie humaine. Ici pas de quai de train ni d’express gavé de salary-man sur le chemin du bureau pas de batiment en hauteur non plus ; seulement un pont pour mettre fin à tout.

 

Le petit Jinja tapi dans la pénombre près du pont à l’orée de cette forêt dense, tout droit sorti du décor d’un film d’une époque lointaine avec son lot de samurai et de shogun. On y imagine des êtres invisibles qui l’habite et on ne s’y attardera pas.

   

Un peu à l’écart au milieu d’herbes, se présente un petit autel dédié à une ancienne divinité , c’est peut-être la que se trouve le gardien de la forêt !

  

On rejoindra, le complexe de loisirs situé juste au pied de la montagne et que seuls les gens du coin semblent investir ; le ryokan et son onsen, la piscine et son toboggan aquatique, le mini golf et son club-house, les bungalows et leurs barbecues et puis le Yakurai farm center, une sorte de halle ou les maraîchers du coin écoulent leur production profitant du passage des touristes qui n’en sont pas vraiment en fait. 

  

Le soir venu, nous mangerons quelques sashimi de thon, des maki, des legumes de montagne avec de la biere Asahi. Ojisan aura droit a un verre de bière. Il ne parle presque pas, il ne se couchera pas pompette comme il le faisait par le passé.  Nous repartirons le lendemain matin après avoir bêché un peu le champ du grand-père, arraché quelques mauvaises herbes, ramassé quelques légumes.

  

4 Commentaires

Classé dans CartePostale

Iwate et Miyagi : 6+

Ce que nous avons ressenti ce matin à Saitama, à 8h43 n’était pas bien fort. Nous avons comme à l’accoutumée, immédiatement allumé la télévision pour écouter les premières informations délivrées par la chaine publique NHK qui, moins de trente secondes après le séisme, nous informera carte à l’appuie et images provenant des caméras de surveillances que le séisme qui a frappé le Nord du Japon dans les départements de Iwate et Miyagi était d’une importance majeure.

 

Le présentateur télé ressassera les mêmes informations, énumérant toutes les villes touchées par le séisme. Seuls 7 enfants, d’une école maternelle étaient comptabilisés comme légèrement blessés à 11h00. 

Peu avant 10h00, les capteurs de l’agence sismologique japonaise prévoiront une réplique qui sera aussitôt transmise en direct par le journaliste présent à l’antenne. Invitant les habitants de Iwate, de Miyagi, Akita et Yamagata de se mettre a l’abri sous une table ou un bureau. La réplique sera mesurée à 4 degré.

A 11h00, d’autres images nous parviennent, 2 personnes sont décédées des suites de ce tremblement de terre.  

1 commentaire

Classé dans Les gros titres, meteo

Le Printemps du Tohoku

L’arrivee du printemps, c’est, … Ah !! C’est … Un moment particulier et intense. C’est une multitudes de petits details qui saluent les sens. C’est … La fin de la saison froide. Le retour des fleurs colorees et parfumees, de l’herbe verte, c’est le gazouilli des oiseaux, c’est le retour des T-shirts a manches courtes, des jolies filles dans les rues, c’est les cerisiers en fleurs. Oui, je sais on en avait deja parle. Sauf que : « Meme joueur, play again » en allant retrouver ces moments magiques un peu plus au nord. Dans le departement de Miyagi, au Nord de Sendai.

Alors ce week-end, nous avons ete saluer une deuxieme fois l’arrivee de la nouvelle saison. Tiens ! Des jonquilles !    

5 Commentaires

Classé dans Four Seasons

Play ! #2

Hier soir Noriko nous le disait :

« – J’ai trouvé un cheveu dans mon ramen à la cantine du boulot, je suis tombée sur une arrête dans des filets de poissons garantis 100% sans, etc … C’est sûr, je vais gagner quelque chose dans les prochains jours ! « 

Cet après-midi, elle m’a envoyé un mail m’annonçant qu’un coursier était arrivé à la maison avec un petit cadeau, … Pour Lumika !

maison-ds.jpeg

La petite avait rempli un prospectus publicitaire sur une aire d’autoroute lorsqu’elles avaient ete chez les grands-parents dans le département de Miyagi pour quelques jours de vacances(*), en août dernier. Oui, toutes ses copines en avaient une, une Nintendo DS Lite et pas elle, voila qui est fait. Alors en son nom, je remercie NEXCO, la société qui exploite les autoroutes du nord du Japon !

Et entre-nous, il faut savoir que sa mère, elle ne gagne jamais rien !

(RETRO-(lien)BLOG :(*) Cartes postales. RETRO-(lien)BLOG : Happy draft watchTV#2. RETRO-(lien)BLOG : Play !)

3 Commentaires

Classé dans Societe de consommation