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Kaizuka kôen

Samedi dernier, Noriko s’en était allée du côté de Shibuya avec son amie Keiko pour y voir au cinema « Persepolis », le dessin animé tiré des bandes dessinées de Marjane Satrapi. Lumika et moi irions alors faire un tour à  Kaizuka-koen, depuis le temps que je voulais y aller !

Situé a cinq minutes en voiture de la maison, voilà une petite sortie idéale pour un samedi froid et venteux.

« – Tu prends le passage à niveau de Mizuhodai, tu continues toujours tout droit, tu passes le restaurant Fujiya qui est sur ta gauche, pareil pour la poste et le koban, tu continues, puis tu tournes à gauche … « 

C’est toujours très simple pour ma belle-mère qui habite dans le coin depuis plus de trente ans, qui pour l’occasion, avait sorti sa carte ultra détaillée des environs mais qui cependant, doit datée de plus de quinze ans. Elle traçait avec son doigt le chemin que je devais enprunter pour rejoindre ce parc situé à dix minutes de la maison en voiture. Je faisais mine de l’écouter avec attention parce que, dès le debut je n’y comprenais rien et ce, dès avoir passé le passage à niveau de Mizuhodai !

« – … Puis tu verras, juste après le groupe scolaire, après le feu c’est à droite, si tu allais a gauche tu tomberais sur la marchande d’oeufs où tu vas parfois, donc à droite apres le feu … « 

Et puis, je finis par lacher toutes ses explications ainsi que celles des clients du restaurant qui s’ajoutaient a celles de Teruko. Chacun y allait de son explication, chacun y cherchait le petit détail qui ferait mouche, celui qui me ferait comprendre le chemin. Pendant ce brouhaha collectif, je pensais que de toutes facons je me perd toujours, avec ou sans plan. C’est comme ça et, même avec un système de navigation par satellite, je réussis à me tromper de chemin ! Et puis, je finirais toujours par retrouver ce parc situe à 15 minutes de la maison en voiture.

« – Puis tu verras, il y a une côte, c’est au feu à gauche, le parking est sur la dro … » 

Je finis par prendre les clefs de la voiture et coupai court à cet interminable « radio-guidage », ainsi tout en me dirigeant vers la sortie du restaurant, avec la petite à mes côtés, je lançais un :

« – Ah ok, j’ai compris ! Et puis, je demanderai mon chemin sur la route ! »

Je m’étais fait du soucis pour rien et eux aussi d’ailleurs puisque l’endroit convoité n’étant pas très loin de la ferme Nambata, je réussis ainsi à peu près à me situer et finis pas trouver l’endroit, distant a une vingtaine de minutes de la maison en voiture, sans trop tourner ! Au moins, je sais ou se trouve le restaurant Fujiya à present.

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Kaizuka ou, le dépotoir à coquillages. Allons bon ! 

Il y a fort longtemps, au debut du XXeme siècle, des cultivateurs découvrirent lors de travaux des champs, les traces d’une occupation humaine : sépultures, vases en terre, outils et …Coquillages ! Les scientifiques dépêchés sur place identifieront cette découverte comme appartenant à la periode Jomon et des fouilles appronfondies permettront la reconstitution partielle du village tel qu’il devait probablement exister entre le Xème et le IIIème millénaire avant J.C. (>lien vers document Wikipedia en fin de billet) Un bâtiment abritant un petit musée en accès libre retrace l’histoire de cette découverte ainsi que celles de ces hommes qui peuplaient le parc autrefois.

Un lieu d’histoire que ce parc en fait, certes mais pas enfermé dans son passé. De jeunes mamans promenant leurs poussettes dans l’allée circulaire, des vieux qui y font quelques étirements, un père entrainant son fils a quelques passes de base-ball, des toutous qu’on sort, le tout au beau milieu de ces huttes reconstruitent  … Les toilettes du parc se trouvent à l’intérieur du musée, entre quelques outils exposés en vitrines, vases d’époques et fresques explicatives ; j’ai adoré ce lieu.

 

On ne peut penetrer a l’interieur de ces huttes mais on peut y observer de l’exterieur leur interieur, notament dans une de ces habitations, on pourra y decouvrir reconstituer, la vie d’une famille type de cette epoque.↓

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Du fait de leur sédentarisation, il fut découvert parmis les vestiges, un amoncellement de poteries et d’outils et également, ce qui me paraissait le plus frappant ; de coquillages (d’ou le nom kai-zuka). Bien que la topologie du lieu – une clairière qui n’a pratiquement pas subit de profondes transformation depuis ces temps anciens – les quelques minutes dans ce petit musee m’auront permis de decouvrir que l’endroit était jadis bordée par la mer ! Oui, ce qu’on appelle la baie de Tokyo, pénétrait donc jusque dans le département de Saitama, presqu’au pieds des montagnes. Ca alors ! Les hommes de cet époque qui ne maitrisaient pas encore l’agriculture se nourrissaient principalement de produits de la chasse, de la cueillette et de coquillages de la mer toute proche. Leur repas terminé, il balançait tout à quelques mètres de leur habitation.

La maquette (photo de gauche) situe le village dans son envirronnement. Sur la carte, j’ai tracé un cercle vert pour localiser Kaizuka-kôen, les limites de la baie actuelle sont délimitées par ces lignes noires.

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Voilà donc un musée en plein air a découvrir avec un bon ballon ou deux raquettes de badmington ! Formidable. Le lendemain, on remettra ça, avec Noriko cette fois-ci mais au musee Edo à Tokyo qui retrace l’histoire de la grande capitale de l’Est. Un vrai musée qui me laissa pourtant sur ma faim. …

Et dans le parc de kaizuka-koen : Dis !? On fait la course ?

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Plus! Pour en savoir un peu plus sur l’ère (–>)  Jomon (<– click liens Wikipedia)

Kaizuka-koen situé a Fujimi-shi. Train Tobu Tojo-sen jusqu’a Shiki. Un bus de la compagnie Tobu dessert le parc (devant le grand magasin Marui) Entrée gratuite.

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La ferme Nambata

On s’était promis d’y retourner. Pour y saluer Kerotan mais surtout pour visiter cette ferme-musée située au milieu des rizières sur la route de Oomiya. Non loin de la Bypass 254, sur le site même de l’ancien chateau de Nambata. Ancienne place forte du pays de Musashi, voisine de celle de Kawagoe. Dans le Japon féodal de Kamakura. Aujourd’hui, se dresse en ces lieux un ensemble de maisons, d’un temps pas si éloigné ( 1871 ) mais qui nous offre cependant un petit voyage dans le passé, loin très loin des mansion sécurisées Secom ou bien encore, loin des maisons individuelles Sekisui house,.


« – Mouais … Quand j’étais petite, toutes les maisons étaient comme ça a la campagne !« 

Nous dira Teruko ce matin après lui avoir rapporté notre découverte de la veille. Et aujourd’hui, elles ne le sont plus.

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La ferme Nambata appartenait jadis à une riche famille terrienne. On y accédait par un porche qui était lui-même un batiment accueillant principalement le matériel agricole notament, les premiers engins mécaniques utilisés dans la riziculture. Dans l’immense « cuisine » (à droite sur le plan) au sol en terre battue, quelques bûches brulent lentement dans l‘irori. Une grande table et deux bancs y font faces. A peu près la même ambiance que je connus autrefois dans ces fermes bretonnes de mon enfance bien que si différentes au niveau architecturale. Ces ressemblances se retrouvent plutot dans le mode de vie qui semblaient régner ici autrefois et dans ce que j’ai connu par le passé. Je pourrais évoquer ce foyer et la bouilloire l’accompagnant constamment. Je l’ai ressenti tout de suite après avoir franchi cette entrée qui ne devait etre fermée que la nuit tombée ou lors de forte pluie. Une frontière presque invisible entre l’intérieur et l’extérieur propre au monde rural d’autrefois me semble t-il. Dans le même espace, on trouvera légèrement en retrait le kamado (fourneaux) et l’écurie ainsi que le bain ! Tout ce que ne pourrait supporter les tatami présents dans le reste de la demeure en fait. 

 

 

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Je découvris hechima, ce très gros concombre non-comestible qui une fois séché servait d’éponges pour le bain. Inutile de préciser que si cela était efficace pour éliminer les petits résidus de peau cela était plutôt désagréable au toucher.

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Les hôtes de marques devaient entrer par l’avancée (à l’extrême gauche sur la photo du batiment) et se déchauchaient comme on le fait actuellement dans le genkan (l’entrée) d’où on a un acces aux différentes chambres de la villa.

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Une des chambres donnant sur un petit jardin d’agrément où l’on profitera des chauds rayons de soleil de cette belle journée d’hiver. C’est sûr, il s’agissait donc vraiment d’une riche famille qui avait possession des lieux. Un autre détail confortera Noriko dans son impression :

« – Non mais tu as vu les toilettes ?! »

 

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Plus! Le site accueille de nombreuses activités et autres matsuri. ce jour-là, quelques mamies avaient pris possession des lieux, dans un des bâtiments de la ferme. Elles y fabriquaient des zori ou chaussons d’intérieurs traditionnels à partir de cordes, de laines et de plastiques qu’elles recyclent de la sorte. Tout cela en fait un lieu vivant. De nombreux jeux d’extérieurs anciens, sont également mis à la disposition des enfants et des plus grands. Le site est géré et animé par la ville de Fujimi-shi et un petit musée d’histoire locale jouxte ces batiments anciens.  

Centre culturel de Nambata (ferme ancienne, parc et musée d’histoire locale) à Fujimi-shi (Saitama) gare Tôbu-Tôjô de Mizuhodai (depuis Tôkyô Ikebukuro) puis comptez 10 à 15 minutes de taxi  Ou bus depuis la gare de Shiki (même ligne) Entrée entièrement gratuite.

 

 

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