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Alla melaminese

Dans les journaux, mercredi 21 octobre, l’affaire du lait chinois contaminé à la mélanine a traversé la mer du Japon pour s’inviter dans les assiettes de la chaîne de restauration japonaise d’inspiration italienne Saizeria.   

Après l’affaire des gyoza surgelés au fort taux de pesticides et après les haricots verts, toujours surgelés et toujours aux pesticides et présentant une dose de 34 000 fois supérieure aux normes internationales ; sans parler des anguilles ou du riz utilisé pour la fabrication du shôchu, également aux pesticides ; des traces de mélamine ont été détectées dans des pizza servies dans les restaurants Saizeria. Ca commence à faire beaucoup.

Même si à l’heure actuelle, on ne peut pas encore parler de psychose, ces affaires récurrentes mettant à chaque fois, en cause de graves défaillances quant à la qualité des produits agroalimentaires importés de Chine, ne font que renforcer les a-priori des Japonais envers leur voisin asiatique. La Chine qui est avec les Etats-Unis, le premier partenaire économique du pays.

Cependant, cette nouvelle histoire risque d’accentuer les inquiétudes des consommateurs soucieux de leur sécurité alimentaire. Depuis les précédentes affaires, beaucoup vérifient alors sur les étiquettes, l’origine des produits qu’ils achètent au supermarché et beaucoup commencent à bannir du chariot, le « made in China ». Il était néanmoins difficilement imaginable que ce lait contaminé à la mélanine dont on a tant parlé ces derniers temps, puisse atterrir dans des pizza d’une enseigne de restauration nippone.  

 

 

 » – Ah tu connais Saizeria ? C’est pas cher, hein ! « 

Oui, je connais cette chaîne de restaurants, j’y ai déjà mangé et à défaut d’être bon, c’est vrai que ce n’est pas cher. On pouvait se demander jusqu’alors, comment ils réussissaient à être si compétitif ( des pizza a 400 ¥ !) Et bien non, ce n’était pas seulement sur les salaires, que se faisait les économies d’échelle. De la mélamine dans les pizza car celles-ci étaient fabriquées en Chine puis surgelées avant d’être livrées dans les restaurants du groupe. C’est peut-être bien toute la filière de l’industrie de la restauration « hors domicile » qui risque d’en prendre un coup … Non ?

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Coffee and cigarettes (McDonald’s)

Toujours en quête d’un bon café, dans la mégalopole Tokyoite. Allons bon ! Voilà que je me surprend à pousser la porte d’un restaurant rapide Mac Donald et cela alors que je suis persuadé que je ne trouverai pas mon bonheur en ces lieux. Que voulez-vous, aucune alternative s’offre à moi en ce dimanche de très bonne heure, quelques trente minutes avant de pointer au deuxième sous-sol de ce grand magasin. Les salary-man en congé dominical ne sont pas encore ces promeneurs-consommateurs qui envahiront dans quelques heures, Ginza. Une ouverture aux aurores comme en semaine de ces debits de café n’est pas justifiée ici.

 

titre N°2, « Je ne suis pas la pour travailler comme un malade, je suis la pour faire de l’Aikido et parler japonais »

 

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Quelques jeunes gens qui ont du passer la nuit à écumer bars et clubs s’offrent une petite collation bien grasse avant de prendre le train, un couple de touristes américain qui ne prendra pas leur petit déjeuner à leur hotel et trois ouvriers du bâtiment  qui prennent quelques forces avant d’attaquer un probable chantier sans doute proche ; il n’y a pas foule dans cette franchise du hamburger. 100 yen le jus noir servi dans un gobelet en polystirene (?), celui-ci est conforme à mes attentes. Rien à ajouter sur le breuvage. Dans le restaurant ca sent la frite comme dans tous les McDonald’s du monde, dommage les fauteuils style « lounge » des salons VIP d’aéroports sont très confortables. Cet endroit est formidable, il motive pour se rendre plus rapidement sur son lieu de travail et de s’offrir une canette de café chaud du distributeur de la salle de pause. Au moins là-bas, il y a moyen de discuter un peu avec les magasiniers ou les livreurs que l’on voit quotidiennement à ces heures.

Entre chaque gorgée de ce breuvage infecte qui a trop longuement été réchauffé dans son bol en pyrex®, je  pense à ce jeune Français, qui vient de débarquer dans la capitale, visa « working-holiday » en poche (lui permettant de vivre et travailler au Japon durant une année)  et qui venait d’être embauché chez nous. « Machin » est passionné par le Japon. Sa culture, ses traditions, ses manga et ses animes et par l’Aikido. L’arrivée de ce jeune homme allait soulager notre charge de travail. Ce qui nous permettra ainsi de pouvoir prendre plus de jours de congés ou tout du moins, de travailler dans de meilleures conditions. Il sait tout faire, il est formidable ainsi, si bien entendu, il est à l’essai chez nous, nous sommes aussi à l’essai pour lui, comme il me l’a dit. Car « Machin » à peut-être d’autres opportunités de travail dans le grand Tôkyô. Il hésite à postuler chez Peugeot Japan parce que son paternel a fait toute sa carrière chez ce constructeur automobile et surtout parce qu’il a fait de longues études scientifiques et qu’il possède une license de japonais ! Parce que le McDonald’s à côté de sa résidence serait prêt à l’embaucher, parce qu’il a moyen de donner des cours de français et de math à 2500 yen de l’heure, qu’il pourrait entrainer une petite équipe de football …

« – Vu leur niveau en équipe nationale, ça devrait le faire ! »

« Machin » a travaillé une semaine avec nous, avant de nous quitter pour une meilleure place et pour un bien meilleur salaire. Je suis content pour lui mais surtout toute l’equipe est soulagée de son départ. Je crois bien qu’il y avait bien longtemps que je n’avais pas rencontré un tel raleur. Si bien, qu’avant de replonger dans mes souvenirs et ainsi d’y retrouver tous ces gens formidables que j’ai laissé en France, il y a plus de deux annees déjà, je me suis surpris (bis) à penser qu’il me serait difficile de m’adapter à nouveau à cette mentalité héxagonale. Non, en fait « Machin » était un cas, un petit capricieux qui ne chercherait donc pas à faire les efforts nécessaires pour vivre à fond son experience nippone. Surtout lorsqu’il s’agissait d’accepter de travailler exceptionnellement en soirée alors que l’on a demandé à être « du matin ».  Je lui avais demande de faire un petit effort, rien qu’un en attendant le retour de congé de Yumiko.

« -Je ne suis pas là pour travailler comme un malade mais pour parler japonais et faire de l’Aikido »

Oui, seulement, le Japon n’a jamais été une référence en ce qui concerne « sa douceur de vivre ». N’était-il pas préférable d’appréhender ce pays en touriste à la place ?

Je repense à Mami-chan qui viendra m’aider à faire la fermeture du magasin alors qu’elle est en congé ce jour-là. Parce qu’elle imagine bien qu’il est pas évident de fermer à la fois la caisse et de tout ranger, seul, avec un type qui ne sait rien faire !

Mini-vibrator 

Ce 11 novembre, juste avant l’orage (et oui !) un tremblement de terre dont l’epicentre etait situe a Ibaraki a fait craquer la maison, cela sur les coups de 19h. C’est le dixieme de l’annee, ressenti dans le departement de Saitama.

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Yamada le funambule

 

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J’avais déjà parlé de Yamada Udon dans un précédent billet. Je n’avais pas encore évoqué l’enseigne de cette chaine rurale, de restauration rapide de Udon et Soba et dont le petit bonhomme à parfois des allures de funambule …

 

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24 heures

Mercredi 23 mai 2007, c’était ma dernière journée de travail au restaurant. En fait, officiellement, c’était dimanche dernier que j’avais cessé de travailler. Cependant, deux autres collègues ayant fait de même, j’ai proposé de venir une fois de plus ce mercredi pour compenser cette pénurie de bras. Je me sentais un peu responsable de cette défection géneralisée. Ce mercredi 23 mai, c’était donc ma vraie dernière journée de travail :

QU’EST-CE QU’ON JETTE AUJOURD’HUI ?

Bien qu’aujourd’hui, je ne ferais pas une journée complète (10h à 23h), ne travaillant qu’en soirée, je me suis levé comme à l’accoutumée, à 07h15 et j’ai pris le petit déjeuner avec les femmes de la maison (Teruko, Noriko et Lumika). Depuis quelques jours, il fait un temps magnifique, un temps de mois d’août en France. J’ai accompagné la petite jusqu’au bout de notre rue, ou le petit groupe d’écoliers (7 enfants) se rassemblent avant de se mettre en route pour l’école, encadrés par un élève en dernière année du voisinage (12 ans). Comme chaque jour, j’en profite aussi pour déposer les ordures à l’emplacement déterminé. Aujourd’hui, on jette les plastiques, … Enfin, pas tous les plastiques ! Les « plastiques fins ».

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Les bouteilles en PET, les bouchons de bouteilles, ou encore par exemple, les corps plastiques des briquets, ce sera pour un autre jour. Tout est expliqué sur la petite pancarte symbolisant la « gomi-station » dont depend notre domicile.

JUNK FOOD

Hier midi, avec Noriko, une fois n’est pas coutume, on s’était fait à la va-vite, un cup-ramen

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Evidemment, ça ne vaut pas un vrai ramen que l’on peut déguster dans un petit bouie-bouie pas très propre. Ca cale quelques heures, c’est tout ! (qu’on ne vienne pas poster un commentaire en ecrivant « moaa, j’adore, c’est trop bon ! Parce que c’est pas vrai) Donc aujourd’hui, j’ai proposé à Noriko d’aller manger dehors, que je l’invitais. Je voulais, en profiter pour lui faire découvrir un quartier de Tokyo que j’aime bien. Un quartier situé au Nord de la capitale. Oh, il n’y a rien d’exceptionnel, un endroit ou j’aime bien y flaner de temps en temps, c’est tout. C’est dans l’arrondissement d’Itabashi (Itabashi-ku). Nous sommes descendu a Shimo-Akatsuka (sur la ligne « omnibus » Tôjô). Aujourd’hui, je l’ai emené donc chez …

 

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Freshness Burger !! Et ouais ! Oui, je sais, je sais … Il n’empêche, … Regardez moi, ce fromage qui dégouline, ces oignions coupés grossièrement, cette salade croquante … Comme son nom ne l’indique pas, Freshness Burger est une chaine japonaise, (pour ceux qui connaissent, tout comme MOS, mais en meilleur !) En tout cas, leur Teriyaki-burger est une merveille !

SHIMO-BARBES

Quelques dizaines de metres après le fast-food, un petit tour chez Bazar Notoya. Nous nous sommes plongés quelques minutes dans cette ambiance super-populaire des quartiers Nord de Paris, des petits bazars ou des anciens magasins « Tati, les bas prix ». A l’intérieur, c’était encore plus frappant. La clientèle, les produits en vente, la disposition des marchandises … Et les prix surtout ! Noriko s’écria …

« Mais !? C’est Barbès !! »

Elle ajouta qu’elle voulait manger des patisseries orientales. Malheureusement, nous n’avions aucune chance de trouver ce genre d’article dans les environs.

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Une robe « one-piece » a 39 yen (environs 0,24 euro) chez Notoya ! :


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On poursuivra notre balade dans une petite boutique de produits philippins puis, nous nous arrêterons devant le menu exterieur d’un Indien qui avait l’air pas mal et surtout en flanant dans les petites rues calmes a regarder les maisons du coin.

SAYONARA (1ère)

Déjà 15h, alors nous nous sommes séparés. Je me suis dirigé vers le quartier de mon travail, sur le chemin je me suis arrêté au « Caffe Veloce » cette chaine de coffee-shops dont l’espresso (200y le double) est plutôt correct. Noriko quant à elle, s’en est allé à Shinjuku pour y faire une course.

Deux jours, seulement deux petits jours que je n’avais pas remis les pieds au travail. J’ai eu l’impression d’avoir pris de longues vacances. En même temps, cela ne faisait qu’un mois et quelques jours que je travaillais dans ce restaurant, cela me paraissait être une éternité ! Lorsque je suis arrivé à 16h, avec mon paquet de clopes, ma boisson ultra-vitaminée et mes pastilles à la menthe super-dry … Lorsque j’ai revu mes collègues déjà présent dans les lieux depuis 10h le matin, après les avoir salué, je m’attendais à ce qu’on me dise : « Eh Roban, tu connais pas la dernière ? » ou encore, « Tiens Roban, on te présente, un nouveau collègue » … Alors, j’ai commencé à demander des nouvelles de tout le monde, et puis j’ai fini par me raviser lorsque j’ai réellement réalisé que je ne m’étais absenté que deux jours !

 

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Ci-dessus, le personnel de salle. Yui et kumiko (en haut a droite) Nao et Yama-san (en bas). Non-present sur la photo Yotsui et « Tin »

Samedi, puis dimanche dernier, j’avais fais mes adieux à toutes ces femmes qui partageaient avec moi, ce fatiguant quotidien. Ce mercredi 23 mai, j’ai dressé une dernière fois les tables. Tout était bien huilé, comme d’habitude pour l’ouverture à 17h30. Nous avons été assez occupé durant ce service, malheureusement, il n’y a pas eu ces clients que j’affectionnais particulièrement. Des clients qui parlent et qui savent rire avec moi. A 22h, tout était fini. Avec l’equipe présente on s’est bu une biere avant de fermer la boutique, comme à chaque fois ! Comme autrefois à présent.

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Ci-dessus, l’equipe « cuisine » lors des repas que l’on prenait tous ensemble en mi-journee : Ici, Couscous mouton ou Choucroute …

 SAYONARA (2ème)

 » On va boire un verre apres ?  » Apres s’être changé, le chef à tenu à ce que l’on aille, les quatres présent, se boire un verre tous ensemble dans un bar des environs. Cela m’a agréablement surpris, car le chef est plutôt d’allure froide, cela m’avait surpris bien que j’avais perçu qu’il avait apprecié travailler en ma compagnie.

 

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Je rentrais ce mercredi par le dernier train, je crois … Après avoir bu, un single malt de bonne facture, un Manhattan, un Martini-cocktail et une stout japonaise au nom de Tokyo-black. Je fis mes adieux au chef. Il me fit ses adieux … « Merci Roban, c’etait super de travailler avec toi« , ça venait du fond du coeur, il venait de briser l’image qu’il entretenait devant tout le monde d’homme froid et insensible. Ca m’a profondément touché ! J’ai promis d’assister à la petite fête qu’il y aura, le 31 mai prochain. J’ai promis de passer de temps en temps… 

Il était un peu plus d’une heure, lorsque j’arrivais à « ma gare ». Je crois bien que je titubais légèrement. J’ai mangé un morceau puis me suis couché, il était 02h30.

Ce matin je me suis réveillé à 07h15, comme d’habitude. « Aujourd’hui, Qu’est-ce qu’on jette ? » Ais-je demandé ; les ordures que l’on peut brûler que l’on m’a répondu …

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… Après je me suis recouché !

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