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Washi à Ogawamachi

Alors donc, à Ogawamachi au Nord du département de Saitama il y a ; un toboggan géant, certes mais il y a également (surtout !) la tradition de la fabrication du papier japonais, le washi.

Afin de faire connaitre cette spécialité que partage Ogawamachi avec quelques autres villes japonaises, un « craft center » réunissant, musée et atelier de fabrication à été créé, à la périphérie de la cité. Ce qui permet de donner un peu d’intérêt à ce terminus rural de la ligne de chemin de fer Tôbu Tôjô mais surtout de conserver sur place, un artisanant séculaire précieux.

Il s’agissait là de notre sortie du samedi. C’est tout de même mieux que de passer la journée dans les grands magasins !

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Ogawamachi était un centre important de fabrication du papier dans ce Japon d’autrefois, grâce notament à sa proximité avec Tokyô. Aujourd’hui, il ne doit plus rester beaucoup d’ateliers comme celui que nous avons visité. Certes, on remarquera aisément ce petit côté « musée vivant » pour retraités de sorties en autocar, cependant, l’atelier que nous avons visité à l’intérieur de ce « craft center » à tout de même une activité économique réelle, liée à la production du papier. Cela, surtout en ce moment à l’approche de la nouvelle année ou des millions de Japonais s’activent déjà, à la réalisation de leurs cartes de voeux. De nombreux artistes également, sollicitent l’atelier pour des commandes spéciales et profiter ainsi de ce support noble que peut apporter le washi, pour leur création.

 

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Les enfants, les plus grands aussi, peuvent à leur tour, tenter la fabrication (phase finale) puis surtout la décoration du washi. Ce samedi, on y viendra réaliser quelques cartes de voeux originales. Fleurs, feuilles, bouts de ficelles ou de tissus, chacun y vient piocher sur la petite étagère dédiée …

washi-mosaiclumi.jpg

… Que l’on déposera sur le papier encore mouillé.

«  – Non, Lumika, il ne faut pas trop charger, après ou est-ce que tu écriras tes voeux ? »

 

Et voila, le travail. Apres séchage, l’atelier nous enverra nos cartes par la poste.

washi-etvoila.jpg

Plus !  La fabrication du washi, site en anglais.

Plus ! Les ateliers du coin qui accueillent le public (sur le site du JNTO) Nous y avons été en voiture, il est cependant possible de s’y rendre en trains et bus :

Ogawa Washi
Saitama Dento Kogei Kaikan
Address : 1220 Ogawa, Oaza, Ogawamachi, Hiki-gun
Tel : 0493-72-1220
Hours : 9:30 am – 4:30 pm
Closed : Mon., the day following a national holiday & Dec. 29 – Jan. 3
Access : JR Hachiko Line or Tobu Tojo Line to Ogawamachi Sta. From there, take a bus for Park Hill and get off at Dento Kogei Kaikan-mae Bus Stop.
Workshop : ¥210 & up. An entrance fee ¥300 is required.
Reservation : Required (in Japanese).

Kubo Seishi Co.
Address : 1116 Ogawa, Oaza Ogawamachi, Hiki-gun
Tel : 0493-72-0436
Hours : 9 am – 5 pm (except 12 noon – 1 pm)
Closed : Mon.
Access : JR Hachiko Line or Tobu Tojo Line to Ogawamachi Sta. From there, take a bus for Park Hill and get off at Dento Kogei Kaikan-mae Bus Stop.
Workshop : ¥1,250 (¥250 x 5 sheets) & up. An entrance fee is free.
Reservation : Required (in Japanese).

Higashi Chichibu-mura Washi-no-Sato (Washi Center)
Address : 441 Mido, Higashi Chichibu-mura, Chichibu-gun
Tel : 0493-82-1468
Hours : 9 am – 5 pm
Closed : Mon. (When Mon. falls on a national holiday, Mon. is open and closed on the following Tue.)
Access : Tobu Tojo Line to Ogawamachi Sta. From there, take a bus for Shiroishi-shako to Gakko-iriguchi Bus Stop.
Workshop : ¥840 & up. An entrance fee is free.
Reservation : Required (in Japanese)

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Le toboggan géant d’Ogawamachi

 

Il arrive parfois, que notre fille nous réclame une sortie en famille dans ce célèbre parc d’attractions tenu par une souris qui parle du nez. Je refuse catégoriquement de faire le déplacement de Saitama à Chiba et de passer une journée entière au milieu de mascottes débiles et … gnan-gnan … De plus, elle y a déjà été avec sa grand-mère et une autre fois avec Noriko et des amis à elle. En même temps, je la comprend. On doit en parler souvent à l’ecole de ces « jet-coaster », de ces « main-street » de ces feux d’artifices, de ces pop-corn, et de tous ces produits dérivés made in China flanqués des héros Disney. Mes amis aussi ont renoncé depuis un moment de me proposer des sorties là-bas :

 » – Bah, c’est normal qu’il n’aime pas Disneyland, il est Francais et les Francais n’aiment pas les américains » !

Non, cela n’a rien à voir et je n’ai strictement rien contre ces gens ! Elle pourra y aller à loisirs quand elle sera un peu plus âgée avec ses copines. En attendant, à nous parents de lui faire découvrir des tas de trucs rigolos … Surtout que ce dimanche-là, nous avions à la maison une petite fille du même âge que Lumika, également franco-japonaise. Nous étions autrefois voisins avec ses parents lorsque nous vivions en France à côté de Paris. Elles ont très souvent joué ensemble plus petite. Nous avions décidé de faire une petite sortie tous ensemble, c’était mon jour de congé. On allait faire des trucs rigolos, …  Comme, comme …

 

tobogg

 

« Tiens !! J’ai une idée !! Et si on allait faire du toboggan géant !? »

 

Elle n’était pas tres emballée par cette idée de sortie que je venais de proposer, seule Noriko semblait plutôt d’accord. « Le tobbogan qui est à côté de la maison, … Mouais !«  m’avait-elle répondu.

« Ah mais tu n’y es pas du tout, je veux parler d’un toboggan super-méga géant ! Le Toboggan super-giant de Ogawamachi ! »

Lui avais-je répondu. Un peu à l’image du commercial qui abat sa dernière carte afin de convaincre son client d’adopter sa camelote.

La ligne Tôbu-tôjô dessert Ogawamachi mais étant donné que l’attraction en question est située a 40mn de marche dans la montagne depuis la gare, nous decidâmes d’y aller en voiture. Depuis la maison, il faut compter une heure de route environs. C’est à peu pres le même temps qu’il faut compter en y allant en train. Je m’étais déjà rendu à Ogawamachi par la voie ferrée, il y a peut-être presque deux ans de cela. J’avais fait le voyage uniquement dans le but de voir à quoi pouvait ressembler le terminus de la ligne que j’empruntais quotidiennement !

Le parc de Sengenyama-kouen est situé au sommet d’une petite montagne boisée qui domine la vallée occupée par cette petite ville du département de Saitama, à quelques encablures de celui de Gunma. Il abrite quelques jeux de plein-air pour les enfants, une baraque qui vend des trucs a grignoter et des boissons fraîches, un mirador pour admirer la vallée et bien sur, un toboggan geant -on va continuer a l’appeler ainsi- il s’agit plus exactement d’un « roller-suberidai » ou toboggan à roulettes. En fait, cela pourrait être une rampe de transport de colis que l’on peut trouver dans ces gros entrepôts. Si vous voyez à peu près ce dont je parle … ?!  Sauf qu’ici, l’entrepôt est en plein air et que les colis … C’est nous !

 

ogawa-suberidaistart.jpg ogawa-suberidaigoal.jpg

Dans la « guérite de depart », on doit s’acquitter d’un droit de glissade de roulage, unique ou à volonté. Le prix est presque symbolique. On y achètera également un carton que l’on place sous ses fesses. Je pris donc l’ex-petite voisine avec moi, Noriko prit Lumika avec elle. Nous voila partis pour quelques minutes de toboggan géant au milieu des pins, surplombant le parking et la baraques à trucs. La rembarde semble suffisante pour un gabarit d’enfant, moins rassurante pour moi, surtout dans les courbes. Cela m’a parut interminable ce truc. A deux sur ce carton, et mal positionné, avec le frottement de ces roulettes, à l’arrivée j’avais les fesses qui me brûlaient ! Idem pour Noriko. Lumika, elle, adore. L’ex petite voisine, moins.

« Encore, encore » m’avait-elle dit. Je lui répondai que cette fois, elle ferait un dernier tour mais seule. Qu’ensuite on irait au craft-center de la ville pour y voir la méthode traditionnelle de fabrication du papier japonais. Ogawamachi étant reputée pour cela. Que ce toboggan il faisait vraiment trop mal aux fesses !

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Le craft-center était fermé à notre arrivée. Sur la route, nous vîmes une pancarte annonçant la proximité d’une « éco-ferme ». Sur la route de Chichibu, plus exactement. Noriko se retourna en direction de la banquette arrière, je la regardai par le rétroviseur et je m’écriai :

« -La prochaine fois, on ira là-bas, hein Lumika, ça te dirais d’aller dans une ferme, de voir des vaches et de les traire, …dis Lumika ? »

Elle détourna son regard vers le paysage qui défilait à travers la vitre et répondit : « mou-ais« 

 

 

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