Archives de Catégorie: Petit Quotidien Nippon

Route 254

Le Petit Quotidien Nippon est enfin de retour , désormais c’est ici que cela se passe :

« Route 254 » by Petit Quotidien Nippon

L’URL provisoire est ; http://lepqn.freehostia.com/

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Roban-Sansei

Lolo, Noury et puis quelques autres par mail qui me pressent de poursuivre l’ecriture de ce journal … Il est vraiment si attachant que cela, le Petit Quotidien Nippon ?

Alors en attendant que je devoile ou non, son nouvel univers, deux « morceaux » a se mettre sur la dent « Route 254 » et « Tokyoites, The very best of » a feuilleter en FULL SCREEN. Les critiques les plus acerbes, sont bien entendu, … attendues.

Merci a vous.

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Renewal open

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Plus pour trop-trop longtemps, je pense … Shibaraku o-machi kudasai !

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kore kiri

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Je vais éteindre la lumière !

Pour son anniversaire. Trois ans déjà ! Trois ans et 538 billets publiés (en comptant celui-ci). Certes, pas tous tres intéressants (surtout dans les débuts) mais dans le lot … hein, avouez il y en a tout de même quelques-uns qui valent le détour ! Non ?

Je vais éteindre la lumière et je ne la rallumerai pas !

Ou tout du moins pas tout de suite. Même si, l’envie d’écrire, la motivation aussi ne m’ont pas quitté, maintenant que je pense avoir trouvé mon style, le message que je voulais faire passer … Je voudrais revenir, très vite ou beaucoup plus tard, je ne sais pas mais, presque neuf ! Oui, c’est ça.

Je vais éteindre la lumière mais avant je voudrais remercier !

Tous ceux qui ont suivi cette aventure. Une aventure qui m’aura permis de rencontrer à plusieurs reprises des gens formidables. Remercier aussi tous ceux qui ont laissé un petit commentaire sur ce journal. Parfois, je le sais, afin de tenir un peu compagnie à l’auteur. Remercier tous les autres, ces anonymes qui me lisaient régulièrement, dont je ne sais rien …

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J’ai éteins la lumière !

A bientôt !??

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Cockpit-view by night

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J’y aperçois au loin les lumières de la ville et celles qui me guident vers ma destination …

Le son qui va avec le billet,

500.


Le soir, le chemin du retour, c’est la même chose, à la difference qu’il y fait nuit noire, que l’on n’y croise pas de vieille dame presque sénile ni personne qui y cherche le petit bureau de poste. Quelques salary-man qui auront donné de leur personne pour des heures supplémentaires, … A l’izakaya voisin du bureau ou quelques voisins qui rentrent du « snack » en titubant après s’être égosillés sur  » Ooh Hokaiii-do, je veux te revoir Ooh mon îiile » ; quelques taxis « super Saloon » qui fendent la brise en excès de vitesse. Oui c’est ça, c’est à peu près tout ce que l’on peut y rencontrer à cette heure-ci.

Mais certains soirs … Plus particulièrement après avoir somnelé jusqu’à la gare, sur la confortable banquette collective du métropolitain et de m’être subitement réveiller m’évitant de poursuivre mon voyage jusqu’à une lointaine gare dans les profondeurs d’un Saitama rural, je ne sais comment, ni pourquoi … J’atteris directement sur l’oeuvre inachevée, la route toujours en construction depuis 30 ans, sur cette portion qui est située juste  derrière la serre !

Minimum


L-52

L-65

100

L-75

50


L-83

… 40 , … 30 , … 20 , …

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Ten.


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L-90

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Ca vous étonne, hein ? … La température de la nuit est fraîche, 24°. On annonce encore quelques pluies éparses avant l’été qui s’installera d’ici peu. Il ne reste plus qu’a patienter quelques minutes jusqu’à l’arrêt complet. A destination, il est également conseillé de patienter un peu avant d’ouvrir la bière acheté au supermarché de la gare, suites aux secousses générées pendant le voyage. Yôkoso !

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Le plus court chemin

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Une constance tout de même : avec tous ces changements d’employeurs qui au final m’auront permis de vivre des dizaines de quartiers de la capitale. Hamatsuchô-Shiba Daimon, la Tokyo tower et le temple Zozo-ji

 » – Non ! Zôjo-ji ! « 

 » – Ah oui Zôjo-ji ! « 

Ningyôchô, la ville basse et sa rue amazakeyoko-chô ; Ikebukuro, Shirokane-takanawa, et ses habitants CSP++ ; Shinjuku-kabukichô, ses néons et ses girls, Isetan et ses clientes. Ginza 1 chôme puis Higashi-Ginza puis à nouveau Ginza, Sukiyabashi doori cette fois-ci. Et à présent, oui dorénavant, Iidabashi ! De nouveau, utilisateur de la ligne Yurakuchô (Y) et son atmosphère, différente de ce qui transpirent des lignes Marunouchi, ou Fukutoshin ; Hanzômon ou encore Namboku, Hibiya sans oublier la Yamanote qui elle aussi fit partie de mon lot quotidien à une époque. A nouveau quelques visages inconnus que l’on finit par reconnaître dans cette voiture de tête, dans celle de queue parfois … A force ! Cette constance, ce qui ne change pas, oui c’est ce trajet à vélo de la maison à la gare, un trajet identique et ce, qu’elle que soit mon lieu de destination. Presque immuable puisque seule l’heure à laquelle j’enfourche ma monture diffère.

14:57:23 Je me méfie peu des tournée de la kuroneko à la différence de celles de Sagawa où les chauffeurs semblent être spécialement formés pour rassurer les voisinages grace à une conduite souple agrémentée de multiples salamalèques et autres attentions.  Moi j’adore prendre ce virage en descente, à fond. Je sens alors le vent me caresser le visage, … Je prends l’élan nécessaire avant de débuter ma journée de travail.

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14:59:54 Devant le mami-mato, à cette heure, il n’y a pas foule. Le rush-time c’est avant midi où la ménagère de plus de cinquante ans, une cible pleine d’avenir ici, se remarque avec ses daikon qui degueulent des cabas là où dans d’autres contrées, ce pourrait être la baguette de pain. Le rush-time c’est aussi après midi, lorsque les ouvriers du coins viennent s’y approvisionner en bentô. A ces moments-là, ce sont des dizaines de vélos qui envahissent la chaussée et qui cohabitent tant bien que mal avec les voitures qui se croisent avec difficultés. Des cyclistes qui déboulent de partout. Il est quinze heure, je peux accélérer l’allure, le rush-time de la soirée est encore loin.

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 » – Maido ! « 

 » – Ah ! Bonjour ! « 

15:02:18 Allez m’ssieurs dames on en profite, on en profite des fruits et legumes, juste devant la grande surface droguerie-entretien-medicament !

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15:04:58 Autrefois, je m’assurais qu’il n’y avait pas de véhicule ou de vélo surgir à cet endroit. Depuis la rue a disparu, elle est à chercher 20 mètre plus loin, une maison y a été construite à la place. On a cependant oublié d’enlever les miroirs d’intersections.

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15:05:35

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 » – Excusez-moi madame, la petite poste du quartier Ouest, ça vous dit quelque chose ? »

 » – La poste … ? « 

 » – Du quartier Ouest ! Pas la Centrale, s’il vous plaît « 

 » Ah oui … Vous allez tout droit, puis au croisement devant le Seven eleven, vous tournez à… Ah ! Non le mieux, c’est de passer le passage à niveau puis vous irez à gauc… à droite … Oui je crois bien que c’est cela, comme je vous le dis … A gauche ! « 


15:06:47 Je marque un arrêt dans ma course et m’incruste dans ce dialogue capté en indiquant à l’homme au costume et à la grosse voiture la direction de la poste, quartier Ouest. A l’opposé de la direction indiquée par la vieille dame. Qui en voudra semble t-il à mon insolence

 » – Ah non ! C’est comme j’ai indiqué ! Enfin … Non mais ! « 

L’homme, nous remercie rapidement, chaleureusement tous les deux et prend congés de ces deux autochtones.

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15:08:36 Me voila sur l’oeuvre inachevée, quelques centaines de mètres de plat et de « tout droit ». L’oeuvre inachevée, comme il me plaît de la nommer. Cette grande avenue qui n’est toujours pas inaugurée, trente années après les débuts des travaux. On ne cesse donc jamais de fignoler et de bricoler, à defaut de pouvoir en terminer sa construction.  » La rue est à moi », je pédale comme un fou et rattrape mon arrêt de tout à l’heure. Je me demande tout de même, quel chemin, jusqu’à la poste, l’homme à la grosse voiture aura choisi ! L’explication de cette vieille dame, très couleur locale, qui a très certainement toujours vécue dans le coin mais qui présente néanmoins quelques signes avant-coureur de … « J’ai pas toute ma tête » OU, cet étranger à vélo qui a surgit de nul part pour infirmer les propos de la dame ? Il a prit trop vite congés de nous, l’homme ! Les deux chemins mènent bien à la petite poste quartier Ouest ! Seulement, un des deux, ne peut être emprunté qu’à pieds !

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15:07:06 Le batiment de la gare est en vue, encore quelques coups de pédales et on y sera !

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15:08:12 Le parking à vélo, propriété de cultivateurs dont le tracé du chemin de fer aura fortement lésé leurs ancêtres en rognant quelques parcelles de terres. Le développement urbain et la gare située à deux pas du vieil hangar à machines agricoles qui sera transformé en parking à vélo ; quelle aubaine ! 2800 yen par bicyclette.

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15:10:32, le train de 15:12 est à l’approche …

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Les cinq points clés d’Ogawa

 » – Dans dix minutes on commence, donc si vous désirez aller aux toilettes ou aller vous chercher à boire, c’est le moment ! « 

 

senta-biru

La pendule murale indique 13h20, une jeune femme en costume d’O.L place les derniers arrivants dans cette grande pièce aux allures de salle d’examens. Avant d’avoir moi-même été placé – au premier rang- j’étais passé par le « copy-desk » où l’on avait fait une copie de mon permis de conduire, ou j’avais présenté la carte postale administrative que l’on m’avait envoyé, me signifiant le renouvellement de celui-ci. C’est juste après que je rempli quelques informations personnelles sur un pupitre un peu à l’écart. C’est sur ce pupitre aussi que je choisis et notai les chiffres des deux codes PIN qui permettront d’accéder aux informations personnelles me concernant. Un nouveau permis de conduire sécurisé qui entre en vigueur progressivement sur tout le territoire depuis 2007. Une puce qui devrait contenir, l’adresse du titulaire ainsi que son pays d’origine (autrefois mentionné sur le permis lui-même) et la photographie du titulaire. Je n’ai aucune idée quant à la notification des éventuelles infractions commises. Par contre, on nous a prévenu qu’en dehors des contrôles de police, les loueurs de véhicules pourraient être eux aussi amenés à terme, à demander à leur clientèle de composer ce fameux code PIN avant de délivrer une auto pour le week-end. Et comme tout engin qui marche à code, au bout de trois mauvais essais, la puce du permis se bloquera. 

 

 » – Bien ! … Encore cinq minutes et … Nous allons pou-voir com-men-cer … « 

 

La salle N°4 est remplie aux deux-tiers, le fonctionnaire ne cesse de jeter des regards sur sa montre et sur la pendule murale, il attend 13h30, nous attendons tous 13h30 pour que ca commence. Après le copy-desk et le pupitre, je dus faire la queue devant le comptoir N°2 afin d’y régler les 4250 yen de timbres fiscaux.

 

 » – Il est 13h28, donc, dans deux minutes nous allons commencé !  » 

 

Le fonctionnaire avait quelques airs de shashô, annoncant le départ imminent du train de 13h30. Les mots qu’il utilisait y ressemblaient en tout cas fortement. A ce moment là, je repensais au comptoir N°3, celui qui précède la visite oculaire. Une visite que j’appréhendais sérieusement et toujours cette même impression, celle d’avoir, à chaque fois, répondu un peu au hasard à la question  » Où le cercle a t-il été coupé ; en haut, en bas, a gauche ou a droite ? » Comme trois ans auparavant, ces foutus cercles sont bien trop petits pour moi.  « Ok, c’est bon, vous pouvez aller au deuxième étage »; la salle photo où l’on prit un cliché de ma face qui illustrera donc ce nouveau permis …

 

 » – Voila, il est treize heure et trente minutes ! Je suis Ogawa, fonctionnaire au centre des permis de conduire de Kônosu, département de Saitama, … Bonjour. Bienvenue en salle N°4, où nous allons passer deux heures ensemble pour un petit rappel sur le thème de la sécurité routière. Merci de mettre vos portables en mode silence, pas la peine de l’éteindre, …einh ! On ne sait jamais, si vous recevez un appel urgent, dans ce cas là, vous irez dans le couloir, s’il vous plaît ! Merci de ranger manga et autres revues. Si vous ne vous sentez pas bien, vous levez la main comme ceci s’il vous plaît. N’attendez pas d’être agonisant pour vous manifester, s’il vous plaît. En cas de tremblements de terre, notez bien les deux sorties, une ici et l’autre au fond … S’il-vous- plaît »

 

Et voilà, c’est enfin parti pour le Ogawa’show et cela pour 120 minutes ! Deux heures avec ce petit fonctionnaire, la cinquantaine passée, qui débitera tout ce temps ses recommandations en gardant un sourire jovial ; deux heures moins dix minutes de pause entre. Deux heures à écouter Ogawa, les yeux rivés sur l’écran à regarder sa présentation power-point ! La première partie est néanmoins intéressante, j’apprendrais par exemple que mon département, Saitama, est classé deuxième – chiffres 2008- plus mauvais élève de l’Archipel apres Aichi ! Cela en terme de nombre d’accidents et de tués sur les routes. Dans le peloton de tête nous aurons également entre autres, Chiba, Tôkyô et, … oui, Hokkaido ! Nous apprendrons également qu’à Saitama-ken, le principal point noir se situe aux niveau des carrefours. Alors Ogawa, nous montrera le boitier d’une cassette VHS, ce qui signifiait que l’on allait y avoir droit ! Au visionnage de la VHS sécurité routière dont le thème principale tourne autour de la cohabitation autos / deux roues auxquels s’ajouteront quelques petits rappels sur l’alcool au volant, sur l’interdiction du portable au volant, la vitesse excessive ainsi que sur le port de la ceinture et évidement, sur les attentions particulières à respecter sur les carrefours. Durée du programme : 20 minutes. Notre fonctionnaire lancera sa vidéo, éteindra les lumières puis fermera les rideaux tout cela, en pressant sur des boutons depuis son cockpit. Le programme terminé, les lumières se rallumèrent et les rideaux se ré-ouvrirent. Après un court moment de silence, Ogawa leva sa main droite et leva les doigts l’un après l’autre,

 » -1- aux piétons, faisons attention ; 2- aux velos, faisons attentions ; 3 – aux motos, faisons attentions ; 4 – à la vitesse, faisons attention et 5 – aux croisements, faisons attention ! »

Il nous apprit que c’était un slogan qu’il avait inventé, pour que cela rentre plus facilement avait-il ajouté. Il semblait particulièrement fier de sa trouvaille. Il souriait. Après la pause, le thème de la deuxième vidéo était consacré au freinage d’urgence avec quelques informations sur les distances à respecter derrière le véhicule précédent, la meilleure position de conduite à adopter et enfin il nous dressa quelques louanges sur les véhicules équipés de l’ABS. Nous eûmes également le droit à un petit rappel des amendes encourues pour des fautes commises … à vélo ! Les règles du permis de conduire s’appliquant également aux bicyclettes, à la différence que les trottoirs ne sont pas interdits. Pas de parapluie ni de portable à vélo, respect des feux de circulation et présence de lumière obligatoire ! Les contredanses allant de 5000 à plus de 100 000 yen.

La fin de notre réunion sécurité routière lié au renouvellement de notre permis de conduire touchait à sa fin et avant de nous remettre notre nouveau document, M.Ogawa en profita pour nous apporter quelques précisions sur ce dernier. Outre la puce RFID intégrée ; Outre le changement de la ligne de couleur, façon surligneur fluo sur la date de validité, ou après avoir conduit avec un permis très jeune conducteur « ligne verte », je passais à conducteur intermédiaire, « ligne bleue » d’une durée de validité de trois ans, en attendant le permis « gold » et sa ligne de couleur or. Notre fonctionnaire nous signala l’autre petite nouveauté qui figurerait sur notre nouveau permis de conduire : La mention stipulant que nous étions dorénavant autorisé à conduire des véhicules jusqu’à un poids total de 8 tonnes ! Waah, 8 tonnes pensais-je. Deux heures de rafraîchissement, cela aurait sans doute été plus court pour moi, si je n’avais pas eu ce retrait de deux points, il y a quelques mois de cela …

La jeune femme en costume d’O-L refit son apparition dans la salle N°4 et s’installa à proximité du cockpit de M.Ogawa ; cette fois-ci elle portait une liasse de petites cartes dont elle entama la distribution. Ogawa quant à lui et pendant ce temps nous delivra ses derniers conseils liés à la sécurité routière en nous recommandant la plus grande prudence au volant.

 » – Et dès que vous prendrez le volant, rappelez-vous du petit père Ogawa et de sa formule : 1 -aux piétons, faisons attention ; 2- aux velos, faisons attentions ; 3 – aux motos, faisons attentions ; 4 – à la vitesse, faisons attention et 5 – aux croisements, faisons attention ! »

 

Le centre des permis de conduire de Kônosu était à présent pratiquement désert, seuls les spectateurs de la salle N°4, leur nouveau permis en poche regagnaient la sortie. je me demandais, si un jour j’aurais l’occasion de conduire jusqu’à huit tonnes … 

 

senta-kun

 

 

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