Archives mensuelles : juin 2009

Cockpit-view by night

L-50

J’y aperçois au loin les lumières de la ville et celles qui me guident vers ma destination …

Le son qui va avec le billet,

500.


Le soir, le chemin du retour, c’est la même chose, à la difference qu’il y fait nuit noire, que l’on n’y croise pas de vieille dame presque sénile ni personne qui y cherche le petit bureau de poste. Quelques salary-man qui auront donné de leur personne pour des heures supplémentaires, … A l’izakaya voisin du bureau ou quelques voisins qui rentrent du « snack » en titubant après s’être égosillés sur  » Ooh Hokaiii-do, je veux te revoir Ooh mon îiile » ; quelques taxis « super Saloon » qui fendent la brise en excès de vitesse. Oui c’est ça, c’est à peu près tout ce que l’on peut y rencontrer à cette heure-ci.

Mais certains soirs … Plus particulièrement après avoir somnelé jusqu’à la gare, sur la confortable banquette collective du métropolitain et de m’être subitement réveiller m’évitant de poursuivre mon voyage jusqu’à une lointaine gare dans les profondeurs d’un Saitama rural, je ne sais comment, ni pourquoi … J’atteris directement sur l’oeuvre inachevée, la route toujours en construction depuis 30 ans, sur cette portion qui est située juste  derrière la serre !

Minimum


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100

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… 40 , … 30 , … 20 , …

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Ten.


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Ca vous étonne, hein ? … La température de la nuit est fraîche, 24°. On annonce encore quelques pluies éparses avant l’été qui s’installera d’ici peu. Il ne reste plus qu’a patienter quelques minutes jusqu’à l’arrêt complet. A destination, il est également conseillé de patienter un peu avant d’ouvrir la bière acheté au supermarché de la gare, suites aux secousses générées pendant le voyage. Yôkoso !

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Le plus court chemin

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Une constance tout de même : avec tous ces changements d’employeurs qui au final m’auront permis de vivre des dizaines de quartiers de la capitale. Hamatsuchô-Shiba Daimon, la Tokyo tower et le temple Zozo-ji

 » – Non ! Zôjo-ji ! « 

 » – Ah oui Zôjo-ji ! « 

Ningyôchô, la ville basse et sa rue amazakeyoko-chô ; Ikebukuro, Shirokane-takanawa, et ses habitants CSP++ ; Shinjuku-kabukichô, ses néons et ses girls, Isetan et ses clientes. Ginza 1 chôme puis Higashi-Ginza puis à nouveau Ginza, Sukiyabashi doori cette fois-ci. Et à présent, oui dorénavant, Iidabashi ! De nouveau, utilisateur de la ligne Yurakuchô (Y) et son atmosphère, différente de ce qui transpirent des lignes Marunouchi, ou Fukutoshin ; Hanzômon ou encore Namboku, Hibiya sans oublier la Yamanote qui elle aussi fit partie de mon lot quotidien à une époque. A nouveau quelques visages inconnus que l’on finit par reconnaître dans cette voiture de tête, dans celle de queue parfois … A force ! Cette constance, ce qui ne change pas, oui c’est ce trajet à vélo de la maison à la gare, un trajet identique et ce, qu’elle que soit mon lieu de destination. Presque immuable puisque seule l’heure à laquelle j’enfourche ma monture diffère.

14:57:23 Je me méfie peu des tournée de la kuroneko à la différence de celles de Sagawa où les chauffeurs semblent être spécialement formés pour rassurer les voisinages grace à une conduite souple agrémentée de multiples salamalèques et autres attentions.  Moi j’adore prendre ce virage en descente, à fond. Je sens alors le vent me caresser le visage, … Je prends l’élan nécessaire avant de débuter ma journée de travail.

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14:59:54 Devant le mami-mato, à cette heure, il n’y a pas foule. Le rush-time c’est avant midi où la ménagère de plus de cinquante ans, une cible pleine d’avenir ici, se remarque avec ses daikon qui degueulent des cabas là où dans d’autres contrées, ce pourrait être la baguette de pain. Le rush-time c’est aussi après midi, lorsque les ouvriers du coins viennent s’y approvisionner en bentô. A ces moments-là, ce sont des dizaines de vélos qui envahissent la chaussée et qui cohabitent tant bien que mal avec les voitures qui se croisent avec difficultés. Des cyclistes qui déboulent de partout. Il est quinze heure, je peux accélérer l’allure, le rush-time de la soirée est encore loin.

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 » – Maido ! « 

 » – Ah ! Bonjour ! « 

15:02:18 Allez m’ssieurs dames on en profite, on en profite des fruits et legumes, juste devant la grande surface droguerie-entretien-medicament !

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15:04:58 Autrefois, je m’assurais qu’il n’y avait pas de véhicule ou de vélo surgir à cet endroit. Depuis la rue a disparu, elle est à chercher 20 mètre plus loin, une maison y a été construite à la place. On a cependant oublié d’enlever les miroirs d’intersections.

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15:05:35

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 » – Excusez-moi madame, la petite poste du quartier Ouest, ça vous dit quelque chose ? »

 » – La poste … ? « 

 » – Du quartier Ouest ! Pas la Centrale, s’il vous plaît « 

 » Ah oui … Vous allez tout droit, puis au croisement devant le Seven eleven, vous tournez à… Ah ! Non le mieux, c’est de passer le passage à niveau puis vous irez à gauc… à droite … Oui je crois bien que c’est cela, comme je vous le dis … A gauche ! « 


15:06:47 Je marque un arrêt dans ma course et m’incruste dans ce dialogue capté en indiquant à l’homme au costume et à la grosse voiture la direction de la poste, quartier Ouest. A l’opposé de la direction indiquée par la vieille dame. Qui en voudra semble t-il à mon insolence

 » – Ah non ! C’est comme j’ai indiqué ! Enfin … Non mais ! « 

L’homme, nous remercie rapidement, chaleureusement tous les deux et prend congés de ces deux autochtones.

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15:08:36 Me voila sur l’oeuvre inachevée, quelques centaines de mètres de plat et de « tout droit ». L’oeuvre inachevée, comme il me plaît de la nommer. Cette grande avenue qui n’est toujours pas inaugurée, trente années après les débuts des travaux. On ne cesse donc jamais de fignoler et de bricoler, à defaut de pouvoir en terminer sa construction.  » La rue est à moi », je pédale comme un fou et rattrape mon arrêt de tout à l’heure. Je me demande tout de même, quel chemin, jusqu’à la poste, l’homme à la grosse voiture aura choisi ! L’explication de cette vieille dame, très couleur locale, qui a très certainement toujours vécue dans le coin mais qui présente néanmoins quelques signes avant-coureur de … « J’ai pas toute ma tête » OU, cet étranger à vélo qui a surgit de nul part pour infirmer les propos de la dame ? Il a prit trop vite congés de nous, l’homme ! Les deux chemins mènent bien à la petite poste quartier Ouest ! Seulement, un des deux, ne peut être emprunté qu’à pieds !

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15:07:06 Le batiment de la gare est en vue, encore quelques coups de pédales et on y sera !

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15:08:12 Le parking à vélo, propriété de cultivateurs dont le tracé du chemin de fer aura fortement lésé leurs ancêtres en rognant quelques parcelles de terres. Le développement urbain et la gare située à deux pas du vieil hangar à machines agricoles qui sera transformé en parking à vélo ; quelle aubaine ! 2800 yen par bicyclette.

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15:10:32, le train de 15:12 est à l’approche …

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The cone’z, double messieurs under the rain

The cone’z,

ils font pourtant, plus que n’importe où sur la planète, entièrement parti du paysage. Et pourtant, qui les remarque ?

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Double-Messieurs under the rain, doit on l’annuler pour « intempéries » ?

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La saison des pluies

sortieyama

-au fait monsieur l’agent, serez-vous de service demain soir ?
– Oui, répondit prudement le policier. Je travaille ici demain soir. Pourquoi ?
– Même s’il fait beau, vous feriez mieux de prendre votre parapluie. Le policier hocha la tête.
– Entendu, je prendrai mon parapluie.
– Il va tomber des poissons du ciel comme s’il en pleuvait. Des sardines, je pense mais il y aura peut-être bien quelques maquereaux aussi.
Le policier éclata de rire.
– Des sardines et des maquereaux ! Répéta t-il. Dans ce cas, il vaudrait mieux ouvrir son parapluie à l’envers pour recueillir les poissons et, de cette facon on pourra préparer du maquereau au vinaigre !
[ … ]
Le lendemain quand une pluie de sardines et de maquereaux se mit effectivement à tomber sur ce coin de l’arrondissement de Nakano, le jeune policier se sentit blêmir. Environs deux mille poissons tombèrent soudain du ciel, sans le moindre signe précurseur. La plupart, s’écrasèrent par terre à l’arrivée mais quelques-uns encore vivants, frétillaient sur le sol devant les boutiques de la rue commerçante. Les poissons sentaient encore la marée. Ils tombèrent bruyamment sur les toits des voitures et des immeubles et sur les gens. Mais, heureusement, personne ne fut blessés. L’impact psychologique de cet événement en revanche fut énorme. Après tout, les poissons étaient tombés du ciel. Aucun marché aux poissons, aucun bateau de pêche ne s’étaient plaint de la disparition d’un stock de sardines et de maquereaux. Aucun avion ni hélicoptère ne survolait le quartier à ce moment là. Aucune tornade n’avait été signalée non plus. Il était impensable qu’il puisse s’agir d’un canular. C’était bien trop compliqué à organiser [ … ]

Haruki Murakami ; in Kafka sur le rivage 2002 (traduit du Japonais par Corrine Atlan)

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Mi-juin 2009,

environs 50 ici puis 150 recensés là, une centaine par-ici, … Tout a commencé dans quelques localités du département de Ishikawa, ou une pluie de têtards … Oui, je répète ; une pluie de tê-tards ! S’est abattue dans cette partie la plus au Nord de l’île de Honshu dans le Tohoku. Plus tard et tous le long de la semaine, ce sera au tour de localités voisines de connaître le même phénomène ; à nouveau des tétards viendront lamentablement s’écraser sur la chaussée ou sur les pare-brises des voitures. A certains endroits, ce seront, de petits poissons de rivières qui tomberont à leur tour du ciel … Dernièrement, le phénomène à été observé aux quatre coins de l’Archipel.

 » – J’ai entendu dire, lorsque que j’étais enfant qu’il était arrivé par le passé que des vents très violents, réussissaient à arracher de la mer des petits poissons et à les envoyer par delà les montagnes ! « 

 » – Oui mais, dans ce cas-là, ne s’agit-il pas de tétards et plus récemment de petits poissons de rivières qui se sont abattus en pluie, dans le Nord,  ? « 

Non seulement, ces petits animaux qui faisaient parler d’eux de manière très original n’avait aucune origine maritime mais également, aucune tornade n’avait été signalée non plus par les météorologistes consultés pour l’occasion. J’avais l’avantage dans ce dialogue entamé entre ma belle-mère et moi et dont la recherche des causes plausible, animait cette matinée.

 » – Certains de dire qu’il se pourrait qu’il s’agisse en fait de nourritures recrachées par des oiseaux, tels que des corbeaux ou des hérons ! « 

 » – Non Teruko, cela voudrait donc dire qu’il en faudrait un paquet, de corbeaux en vol recrachant tous en même temps, ces tétards et aux mêmes endroits et quelques jours après, ces volatiles choisissaient de réitérer leurs blagues en utilisant des poissons de rivieres ! Ca ne tient pas debout.

( Roban, vous gardez la main ! )

 » – … Des OVNIs ? « 

 » – … « 

En fait, personne ne sait, le pourquoi du comment et chaque jour, on reporte de nouvelles localités dans le pays, touchées par le phénomène …


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La reine Hortense

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l’image ci-dessus se clique

Mois de juin, mois de l’hortensia !

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Tokyoites 33 – A quoi rêves-tu ?

Une rencontre furtive. Une banquette de train, une banquette de métro et les voyageurs qui y ont pris place pour un voyage à l’intérieur de la mégalopole. Une petite plongée dans le vrai Japon, le Japon de tous les jours. Tokyoites.

Apres Tokyoites N° 31 ; Robert Hossein et le gros chien-chien à voir chez Senbei puis Tokyoites N° 32 ; by Clarence

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Mais oui, à quoi rêves-tu ?   Laaa-la, la-la laaa, la-la … Dans cette rame du métropolitain tokyoite. Juste avant de plonger dans ce sommeil, toi aussi tu l’as vu cette affiche pour du thé, un thé de l’été,  la-la, laaaa la lalalalal la—la … Et tu t’es mis à rêver …

( Pas obligé de regarder jusqu’au bout, je ne t’en voudrais pas ! )


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Pluviométrie

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Bon alors, cette fois on y est ou pas en plein tsuyu ? 

Après l’avoir écouté tomber sur la chaussée. J’ai chaussé les bottes et me suis promené dans les rues voisines. L’an dernier je m’étais fait surprendre par son ampleur, cette année c’est la voisine. Elle était paniquée à l’idée que je puisse être dehors sous ce temps là, à chercher ma fille. Non non pas d’inquiétude, elle est déjà à la maison depuis un bout de temps, I’m singing in the rain !  

 » – Hein ? « 

Non, je blague, je suis juste sortis prendre un peu l’eau et accessoirement quelques photos parce que … Il lui faut de l’actu à ce blog que l’on m’a dit.

 

 » – Aah ?! « 

 

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Alors, je suis sous la pluie et c’est un billet en léger différé !

 

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