Archives mensuelles : février 2009

Charactère paléolithique

C’est souvent, complètement par hasard, que naissent les grandes découvertes. Ces grandes découvertes scientifiques qui font avancer le monde …

 

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C’est en profitant de ce qui ressemblait à une arrivée du printemps – sans en être encore une –  en allant taper le ballon en famille au parc de Kaizuka-kôen que je fis cette grande découverte historique.

Je rappelle que ce parc (pour ceux qui n’auront pas cliqué sur le lien précédent) qui fut autrefois un village habité par un peuple de l’ère Jômon, puis reconstruit à l’identique d’après les fouilles archéologiques suite à la découverte de ce site, nous renseignent sur ce que pouvait être l’habitat de ce peuple durant cette ère. En observant à nouveau, l’interieur de cette hutte où a été reproduit, une scène de la vie quotidienne de cette epoque, j’ai appris que les « characters » nippons, qui connaissent un succès sans précédent à travers le monde ne dataient pas d’hier, … ?ais d’avant hier. 

 

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Ainsi, je pensais à tord, que le super-héros des enfants japonais Anpanman, était né en 1968. Il était en fait, déjà le compagnon des petits « Jômon » qui vivaient sur ce site, il y a des milliers d’années de cela !

Allez, tous en choeur !

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Tokyoïtes – 27 –

Une rencontre furtive. Une banquette de train, une banquette de métro et les voyageurs qui y ont pris place pour un voyage à l’intérieur de la mégalopole. Une petite plongée dans le vrai Japon, le Japon de tous les jours. Tokyoites.

 

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Depuis ma banquette-observatoire, celle d’où  je puis observer la société qui m’accueille. Ce jour là, dans les sous-sols de la ville, je me suis dit :  » Oh qu’il semble loin ce temps, ce temps ou l’on ne savait s’aimer en public ».

 

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L’avenir

 

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Ah l’avenir, l’avenir ! … L’avenir que l’on peut voir en rose lorsqu’il se prononce à la japonaise  (sa[t]chi )

Air du temps oblige, on profitera du clin d’oeil possible en le prononçant comme bon nous semble … Les retraites, les licenciements, les revenus agricoles, … Tout y est passé ce vendredi 13 février, en début d’après-midi à Ginza, où 2000 personnes ? 3000 personnes ? y défilaient dans la rue.

 

 

 

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Le lendemain, c’était au tour des mères de familles de réclamer un maximum de 30 enfants par classe en primaire puis des bonzes en colère qui defilaient un peu plus tard dans l’après-midi mais là,  je ne sais pour quelle raison !

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Le grain de sable

 

 

Devant la gare, il y a un rotary avec une grande horloge au milieu, en son terre-plein. Il y a des taxis qui attendent le chaland autour de l’horloge. Il y a des convenience-stores, des boutiques de téléphones, des magasins de lunettes également. Des parkings à velos, des bus, des taxis et des vélos qui semblent abandonner. Il y a des restaurants de hamburgers, des fast-food à la japonaise, gyûdon et udon-soba. Il y a des gargottes à ramen aussi. Il ya des yatai qui se déplient le soir, il y a des néons qui ne s’illuminent que le soir. Il y a un type ivre qui gueule sur la chausée. Il y a de grandes banques, des rabatteurs pour les izakaya voisins qu’on ne voient pas la journée. Il y a des coffee-shop, des manga-kissa et des bars à filles. Il y a le mec ivre qui pisse devant la calandre d’un des taxis stationné devant la gare tout en gueulant sur le chauffeur.

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Il y a l’annonce de l’approche du prochain train qui s’échappe du quai de la gare, il y a le vent qui balaie la place et son rotary. Il y a des distributeurs automatiques de boissons et de cigarettes, il y a des distributeurs de prospectus. Il y a des magasins de bento, des agences immobilières il y a aussi de nombreux salons de coiffures. Il y a un koban, il y a des employés de bureau qui courent jusqu’à la gare, il y a un policier qui court jusqu’au rotary. Il y a des cendriers publiques, des pachinko qui laissent échapper un immense vacarme et une odeur de tabac froid à chaque fois que quelqu’un y pousse la porte. Il y a des voitures qui déposent un proche devant la gare. Il y a des mansion-gallery, il y a des appartements en construction, 3LDK à 2 mn de la gare. 

 

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Il y a des coursiers en super-cub, des badauds qui promenent le chien, des supermarche qui appartiennent a la compagnie de chemin de fer, des camions qui livrent en alcools les izakaya qui feront le plein dans la soiree. Il y a des gens qui se saluent en s’exclamant qu’il fait bien froid aujourd’hui. Il y a des gens qui font la queue devant le pachi-slo qui « crachera » sûrement le jackpot dans la matinée.  Il y a des hommes qui lisent le journal des courses en marchant. Il y a un policier qui arraisonne le trouble de l’ordre publique. Il y a des facteurs qui effectuent leur première tournée, il y a des boutiques qui vendent des crédits « minute » à 17%. Il y a des lycéenne qui décidement portent vraiment la jupe trop court au dessus du genou. Il y a un policier qui amène le trublion au koban voisin.

 

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Il y a de jeunes retraités qui garent les vélos des clients du supermarché, il y a des gens qui passent le temps en buvant un One Cup en regardant les employés de bureaux courir jusqu’à la gare, assis sur un banc. Il y a le bus d’une université voisine qui attend des étudiants devant la gare. Il y a des écoles de langues, il y a des salons de massage. Il y a une très vieille dame qui passe en poussant une chaise à roulettes. Il y a une patrol-car qui vient du commissariat central chercher le fauteur de trouble sur la voie publique,  il y a des daikon qui dépassent des cabas à la sortie du supermarché, il y a des cabines téléphoniques, guères utilisées désormais, il y a …

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Autour d’un plat : Beaujolais-mura

Après le goûter d’anniversaire, je me fis à nouveau un café et pris un livre avant de m’installer sous le kotatsu. Je me réveillerais à peu près une heure plus tard. Le café était froid et le livre était toujours posé sur le tatami à quelques centimètres de mon visage. Noriko se maquillait près du poële à kérosène et je m’extirpais de cette alcove surchauffée et allais me brosser les dents avant d’enfiler un manteau. Je lui avais promis de l’accompagner ce dimanche, à Kôenji, pour y installer quelques tableaux dans cette petite galerie où elle avait été invitée à participer à une exposition collective.

« – Bof, tu parles ! C’est vraiment un tout petit truc, juste un pan de mur dans une toute petite galerie dans une petite rue paumee de Kôenji ! »

Je lui avais répondu ce jour-là, lorsqu’elle entamait la réalisation de ces petites toiles qu’il s’agissait d’une excellente manière de ce remettre au travail après plusieurs mois d’inactivité dans ce domaine. Ce soir nous irions donc dans l’Ouest tokyoïte et Lumika irait  quant à elle au sentô avec sa grand-mère. Nous prîmes un express de la nouvelle ligne de métro, la Fukutoshin, jusqu’à Shinjuku puis la ligne Chuô, jusqu’à Kôenji. Après une heure de voyage et après avoir cherché l’endroit exact de ce lieu de rendez-vous artistique nous arrivâmes juste à temps pour l’installation qui était fixée par l’administratrice de la galerie, soit à 19 heures 30. Il est vrai que l’endroit était minuscule et, la demi douzaine d’illustrateurs présents y saturaient la place. J’essayais alors de me trouver un coin où de ma présence je ne gênerais le moins possible et n’en bougea pas. Je portais attention, de mon point d’observation privilegie, à tout ce petit monde qui, au signal de l’administratrice, se mis à déballer de son cabas ses création, lentement et en mesurant ses gestes, avec pudeur. Cette même pudeur que l’on peut ressentir lorsque l’on doit se déshabiller devant un medecin que l’on ne connait pas. C’etait donc l’heure de se déshabiller et moi, dans mes habits d’observateur étranger à tout cela et après quelques regards échangés avec Noriko, je lui fis signe que j’attendrais dans un bar des alentours que c’était mieux pour tout le monde. Elle acquiesça d’un signe de la tête. Une suite des programmes qui m’enchantait, tant ce quartier regorge de bars, de petits restaurants, d’izakaya et autres nomiya parfois originaux, oui souvent même. En sortant de la galerie, tout en finissant de fermer mon manteau et après quelques pas à peine, je m’arrêtai devant la devanture de ce troquet dont le nom mais également le décorum sonnaient italien. Si je ne me souviens plus de l’enseigne, je me souviens cependant que je m’étais réjoui de trouver un endroit qui sonnait vrai et non devant un de ces restaurants qui usent avec excès de stéréotypes presque burlesques. L’endroit m’aurait bien convenu mais il était désert et je préférais passer une heure ou deux dans un endroit un peu plus animé. Je décidai de reprendre le chemin de la gare où à l’aller, j’avais remarqué quelques places sympathiques où il devait être bon de s’installer, devant une bière et quelques petits tsumami en accompagnement. Comme dans cet izakaya par exemple, dont l’enseigne reprenait ce célèbre petit bonhomme vert, celui du pictogramme « sortie de secours » qui se fait la malle, poursuivi par des flammes ;  ce dernier qui tenait dans une de ses mains, une chope de bière à la mousse fine qui dégouline le long du verre me fit sourire, je poursuivais néanmoins mon chemin. Où celui-là, dont les yakitori qui grillaient à l’extérieur semblaient si appétissant mais l’ambiance festive qui transpirait des vitres de cet estaminet ne convenait pas à un homme seul, c’est tout du moins ce que je me disais. Tout comme pour ce pub irlandais, même s’il ne faisait aucun doute qu’à Tôkyô aussi, la « Guinness is good for you ».

Je finis par pousser la porte du Beaujolais-mura ( beaujolais-villages ) un minuscule bar à vin niché entre deux troquets de cette rue paralèlle à la ligne de chemin de fer qui fait dans l’aérien dans ces environs, la ligne Chuô.

 

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«  – Entrez, entrez … Asseyez-vous, entrez, entrez. Non ! Approchez-vous donc, trop près de la porte après plus personne ne peut entrer »

Je fus invité à m’assoir sur un des fauteuils au comptoir et m’exécutai. L’endroit paraissait encore plus étroit que depuis l’exterieur, lorsque j’essayais de deviner l’ambiance qui pouvait régner dans ce troquet en regardant à travers la vitre de la porte. J’acceptai le o-shibori que l’on me tenait et m’essuyai les mains tout en regardant autour de moi. L’endroit était si étroit que mes genoux touchaient le bar, en mettant la tête en arrière, c’est le mur que j’aurais caressé. Un couple, la quarantaine passée discutaient devant une bouteille et une assiette anglaise. Charles Aznavour y chantait « La bohème ». L’atmosphère me plaisait, j’aimais déjà ce lieu. J’envoyais un mail aà Noriko pour lui signaler mon étape.

 

 

« – Qu’ess-ce’ne voulez boire, aka-roujoublanc ? »

 

Je souris, et signalai que j’opterais volontiers pour un verre de blanc après consultation du menu. Il me fut répondu que « Ah-ah » tout était écrit sur le tableau noir, là, derrière. Le choix du vin au verre était limité, mais les prix plus que raisonnables faisait oublié ce désagrément. Côtes Roannaises, Bourgogne rouge et blanc, Margaux « Sirène de Giscours » et puis peut-être deux autres choix au plus, voilà tout. Un verre de Bourgogne blanc alors. Alors que la table-charge qui dans de très nombreux endroits se limite en une ridicule petite assiette de salade de thon-mayo, ou de kimpira-gobô ; on me servit ici six belles tranches de pains frais dans une corbeille en osier.  

La porte s’ouvrit et une jeune femme, n’ayant pas encore passée la trentaine fit son entrée. Non ! Pas trop près de la porte, parce qu’après, on ne peut plus passer.  Je la regardais enlever son manteau, l’accrocher derrière elle, à un cintre prévu à cet effet. Elle semblait intimidée et je devinais qu’elle avait certainement fait un effort, vainquant une certaine appréhension à venir seule, s’installer au comptoir du Beaujolais-Mura et y boire quelques verres de vin un dimanche soir. Elle était légèrement ronde, les cheveux décolorés, une couleur poussant presque vers le blond et légèrement bouclés. Elle portait une chemise à jabot noire ainsi qu’une jupe grise qui moulait le bas de son corps. Le tout lui donnait un petit côté aristocratique qui lui procurait beaucoup de charme. La jeune Baronne de Kôenji, commanda un verre de rouge, de Bourgogne rouge. Le patron ouvrit une nouvelle bouteille et servit la jeune fille, lui apporta une corbeille en osier garnie de six tranches de pain frais ; puis sorti une carafe à décanter dans laquelle était placée un verre à pied qui avait perdu sa base, sans doute était-ce là le fruit d’un accident. Il se servit un généreux verre de Bourgogne rouge qu’il porta à ses levres. Charles Dumont y chantait « Une femme ». Le tenancier du bar fit du bruit avec sa bouche emplie de vin, sans doute dans le but d’y séparer et d’analyser les différents bouquets, parfums et textures du divin breuvage. Il finit par s’écrier, une fois le liquide avalé, qu’il était pas mal du tout ce petit vin en fixant l’assistance qui buvait aussi, ses paroles !

 

« –  Je vais moi aussi goûter ce bourgogne rouge, à présent »

Je commandais dans la foulée, l’époisse pour accompagner mon pain et il remplit son carafon-verre-à-pieds copieusement de ce même vin.

 » – … Et vous venez d’où ? »

Je lui appris que j’étais né en Bretagne puis avait migré à Paris avant d’attérir au Japon, il me dit en souriant que lui était Normand.

« – Enfin, presque d’Aomori-ken, Ah ah ah ! »

« – Ah ah ah ! » 

Et tout le monde de pouffer de rire. Ce couple, la quarantaine passée, étaient quant à eux tous les deux vignerons dans le département de Yamanashi. Nous échangions quelques politesses. Non-non, pas Bourgogne, Bretagne et nous ne faisons pas de vin. Le charismatique tenancier du Beaujolais-Mura s’exclama qu’au Japon, on commençait à savoir faire du bon vin blanc.

 » – … Par contre, pour le rouge, c’est pas encore ça, hein ?! »

J’espérais que les vignerons de Yamanashi, ne faisaient que du blanc ! Sur une étagère, derrière le comptoir, je regardais cette photographie encadrée, ou mon patron normand posait avec Michel Troisgros, son ami nous dit-il, en se retournant et en contemplant lui aussi ses souvenirs. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’il sert des côtes roannaises a sa clientèle et qu’il va chercher chaque jour son pain au grand magasin Odakyu à Shinjuku, là où l’on trouve le pain Michel Troisgros ! Noriko finira par me rejoindre et prendra place à mes côtés, pas trop près de la porte, parce qu’après on ne … Alors qu’il était en train de réaliser une vinaigrette pour aller avec une salade qu’aurait pu commander l’un d’entre nous. Il avait placé une bouteille d’huile d’arachide sur le comptoir, tel le bar-tender d’un cocktail-bar, qui aurait exposé a la vue de son client, la bouteille de gin Tanqueray N° Ten entrant dans la composition d’un Martini. Il se lécha les doigts avec exagération, tout comme il l’avait fait lorsqu’il moulait le poivre, juste avant. Il servit Noriko de ce vin rouge, star de la soirée, de l’époisse aussi qu’elle commanda dans la foulée. La jeune fille l’imita. Maria Callas ou peut-être Magda Olivero chantait « ebben ne andro lontano » 

 

L’ambiance était détendu, du Bourgogne et de l’époisse, des conversations qui fusaient de gauche à droite et un homme qui fit son apparition, le bar était au complet. Lui aussi, avait fait le déplacement depuis Saitama jusqu’à Kôenji pour y boire un verre de « Sirène de Giscours »  ( Margaux ). De Saitama ; comme Noriko et moi et tout comme le patron qui y vit.

« – Allez, finissez vos verres tous, on va se goûter celui-ci ! » 

Et nous trinquâmes à Kôenji, à Saitama, à la Bourgogne et à la Normandie, en poussant quelques petits « aah » de satisfactions. La baronne avait les joues roses, Noriko éternuait fidèle à son habitude, lorsqu’elle boit un bon vin. Le patron s’apprêtait  à nous faire écouter du Patricia Kaas mais il était pour nous l’heure de quitter cette joyeuse assemblée que nous saluâmes.

 

Le Beaujolais-Mura à Kôenji (Minami guchi), à trois minutes de la gare. Ouvert tous les jours de 18 heures à 3 heures. Non fumeur. Petite terrasse ouverte l’été.

 

 

 

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Huit ans

Nous avions été tous les deux choisir le gâteau dans ce grand magasin qui jouxte une gare voisine de moyenne importance. La tâche ne fut pas aisée tant ils étaient nombreux ces pâtissiers à tenir boutique au rez-de-chaussée du bâtiment. Finalement, on arrive à restreindre le choix en décidant de faire l’impasse sur ces short-cakes où se succedent couches spongeuses et  « whip cream », le tout garnis de fraises, si faciles à réaliser, si rentable aussi !  On a fait un super goûter, avec une délicieuse tarte aux fruits, avec du jus de pommes qui pétille aussi ! 

 

Et voilà, huit ans déjà depuis le 1er février ! 

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Huit ans !

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Le matsuri du dépot de collecte du papier

 

 

Un instant(ané) s’il vous plait, 

 

 » – Eh ! Reveille toi, viens voir ce qu’il se passe dehors derrière la maison ! « 

Parfois, selon la direction du vent, on peu entendre l’agitation qui règne sur la grande route voisine, la 254 où la Kawagoe-kaido. On y entend parfois ces ambulances, qui l’empruntent toutes sirènes hurlantes et on se dit que cela ne doit pas être de tout repos de vivre juste au dessus de cette route.  Dehors, derrière la maison il y a, une petite salle communale, la shukai-jo n6 et son petit terrain attenant, il y a un manga-kissa qui occupe le bâtiment d’un ancien marchand de meubles dont les lumières rouges illuminent le quartier la nuit tombée, il y a un love-hotel dont les néons bleus fluorescents illuminent le quartier la nuit tombée, il y a aussi un petit pressing et juste derrière, il y a un centre de collecte du papier pour le recyclage, dont le va-et-vient des camions rythme l’endroit, jusqu’à la nuit tombée. 

Nous sommes allés à la fenêtre voir le spectacle annoncée par les sirènes d’une dizaine de camions de pompiers, il était un peu plus de deux heures. De grandes flammes s’envolaient vers le ciel. Des conversations s’echappaient des talkie-walkies, des hommes s’activaient. On esperait que ce n’etait pas le petit pressing qui prenait feu,  la ou habite le petit Yuki, un camarade de classe de Lumika.

« – He, mais ça vient de l’usine de collecte du papier ! »

Et puis, on a vu un grand flash éclairant tout le quartier d’une lumière brève et intense avant de le plonger dans l’obscurité. L’incendie avait endommagé un câble électrique qui alimente le quartier. A présent, seuls les flammes, les gyrophares et les torches des pompiers éclairaient la nuit.

J’ai alors quitté mon poste d’observation, enfile un gros pull-over puis j’ai descendu les escaliers à tatons et je me suis dirigé vers le coeur de cette agitation nocturne.  

 

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Comme tout le monde en fait ! Je n’étais pas seul, il étaient très nombreux à avoir quitté leurs futon pour être au coeur de ce presque apocalyptique spectacle. Des voisins que je connaissais, que je saluais et des voisins que je n’avais jusqu’alors, jamais vu. Des gens en robe de chambre qui courraient dans toutes les directions, d’autres qui parlaient en petits groupes en faisant de grands gestes en direction de l’usine, cela malgré l’épaisse fumée qui irritait nos yeux et notre gorge.

 

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A trois heures trente, l’incendie était maîtrisé,  l’électricité rétablie, les voisins recouchés, quelques pompiers et policiers restaient à veiller sur l’usine qui avait fait le spectacle. Le lendemain, des rumeurs alimentaient les conversations sur l’origine de l’incendie, une tentative de fraude à l’assurance ?

 

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