Archives mensuelles : octobre 2008

Du bruit en promo

Un instant sonore à Shinjuku, fin octobre, sortie Est. 

 

Peu importe ce qui sort du megaphone, l’important c’est de faire du bruit ; d’annoncer des trucs aux passants, n’importe quel truc, tant que le discours est rapide et ce même si celui-ci est inaudible. Aucune importance !

Brandir des pancartes ; n’importe quelle pancarte tant que celle-ci soit colorée ; créer l’impression que l’on propose une offre exceptionnelle, une offre qui ne se renouvellera pas en tenant cette pancarte avec détermination. 


Accrocher ce flux discontinue de badauds et n’y voir qu’un long cortège de porte-feuilles prêt à cracher les yens qu’ils renferment. Aujourd’hui il fait beau, c’est un jour top pour le business alors on met le paquet s’il-vous-plaît … 

 

  

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trois jours de conges -Unknown MIND-

Mardi 28 octobre, premier jour de congé sur un total de trois d’affilés (Waaa). C’était le dernier jour ou l’on pouvait passer voir l’exposition de Ike-chan « Unknown Mind » et nous y sommes allés tous les deux, Noriko et moi. Une petite galerie a Roppongi

En plus de ce petit fauteuil-club drapé de blanc, il y avait dans la salle d’exposition, cet énorme sofa d’un moelleux extraordinaire qui donnait sur une fenêtre ouverte sur la ville, côté cour. Un petit vent d’automne, aux accents d’été venait me caresser tendrement le visage …

 » – On se fait un repas à Kunitachi prochainement ? »

« – … Oui … Oui-oui, on y va ? A bientôt ? Oui ! » 

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Tokyoïtes – 22 –

 

 

Une rencontre furtive. Une banquette de train, une banquette de métro et les voyageurs qui y ont pris place pour un voyage à l’intérieur de la mégalopole. Une petite plongée dans le vrai Japon, le Japon de tous les jours. Tokyoites.


Et voici donc deux images qui, dans quelques jours -le 1er novembre exactement- appartiendront au passé ! Il n’est pas question d’une note interne qui interdirait au personnel de la compagnie Tobu, de s’assoir sur les banquettes du train, réservant celles-ci, uniquement aux posterieurs de nos voyageurs quotidiens ( et de nos Tokyoïtes ) et ce meme lorsque l’on a fini son service ; non non non ! C’est pas ça. 

 

« Tu sais si ils ont réparé la machine à café à Ikebukuro ? »

Alors voila, c’est la gorge nouée, la voix hésitante, emplie de tristesse et de nostalgie que j’annonce au monde à tous ceux qui passent par là, que, le 1er novembre de cette annee … 


 

Les employés de la compagnie de chemins de fer Tobu, auront des allures de personnels navigants d’une compagnie aerienne !

Alors, certes, ces costumes marrons, il faut bien le reconnaître n’étaient pas particulièrement  seyant, seulement, ils ne ressemblaient à aucun autre uniforme et c’est pour ça que je les aimais bien ! A présent, ils ressembleront à n’importe quel personnel de n’importe quelle compagnie ferroviaire !

 

 

 

 

« – Mesdames et messieurs, ici le commandant de bord, nous aterrirons a Ikebukuro dans quelques instants, sur la piste  2, veuillez attacher vos ceintures s’il vous plaît …  »  


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Zen

 

 

 

« – Degage de la. Tu es trop pres de moi, tu pus ! « 

Le shochu on the rocks m’avait légèrement chauffé les oreilles, pourtant je n’en avais pas bu tant que ça. Juste ce qu’il faut en fait pour me transformer en superhero justicier, comme cela arrive parfois dans ces moments et a chaque fois dans le train.  Les affiches placardées ici et là, jusqu’à l’an dernier par la compagnie de chemin de fer, invitant son aimable clientèle à adopter les bonnes manières pour une meilleure vie en société, ne sont pas suivies par tous. Ici, la racaille du train de banlieue porte souvent le costume-cravatte. Apres une longue journée passée à caresser son patron dans le sens du poil et après quelques verres dans le pif, un fort besoin d’affirmer sa virilite se fait sentir chez certains qui alors se donnent en spectacle dans l’anonymat du transport collectif.

 

 » – Tu entends ce que je te dis ? Retourne toi et montre moi ta sale face d’abruti « 

L’homme à qui était adressé cette poésie ne prit pas la peine de se retourner et continuait a deviner à travers la fenetre le paysage qui défilait dans la nuit. C’était le dernier train pour Kawagoeshi et, bien que lundi, la rame était bondé et transportait son lot de salary-men alcoolisés mais bien entendu, pas autant qu’un vendredi soir. Alcoolisé, il devait l’être aussi sûrement ce quinquagénaire au costume rayé qui avait prit en grippe son voisin qui s’était adossé à la porte et qui visiblement devait faire de l’ombre à notre homme. Ils avaient très certainement à peu pres le même âge. 

 

 » – Allons mônsieur, c’est le dernier train, c’est normal que celui-ci soit bondé, non ? »

L’homme au costume rayé me fit un clin d’oeil complice me disant en substance « attends tu vas voir on va s’amuser un peu. » Et l’autre, de me regarder en levant les yeux d’un air tout aussi complice qui semblait quant à lui me dire ; « Oui, tu parles d’un abruti de première« . Ce dernier portait un costume sombre et discret tout ce qu’il y a de plus classique et était peut-être de ce fait, un petit employé de bureau sans grande responsabilité qui rentrait à son domicile après avoir offert à son entreprise quelques heures supplémentaires. C’est tout du moins ce que je m’imaginais en tant que simple spectateur.

 

 » – Allez descends, viens on descend tous les deux. »

« – Non, je ne descendrai pas du train, ce n’est pas encore ma station »

Il descendra pour laisser le passage aux voyageurs qui etaient quant à eux, arrivés à destination puis dû lutter pour retrouver sa place contre la porte du train et cette fenêtre qui lui permettait de regarder à nouveau défiler ces bâtiments d’habitations, ces routes encombrées illuminées de rouge et de blanc, ces quelques parcelles encore cultivées qui temoignent d’une ancienne activité maraîchère dans cette grande plaine du Kantô. Il dû lutter car repoussé a plusieurs reprises par son contemporain qui souhaitait vraiment avoir le dernier mot.

 

 » – En fait tu es un bon a rien, c’est ça, tu ne sais rien faire, tu n’es qu’un moins que rien ! 

 » – Oui voila, c’est ca, je suis un bon a rien »

 

 » – Et comment ca se fait que tu ne sais rien faire ? Hein ?! »

 » – Veuillez m’excuser …

 » – C’est donc vrai, tu ne sais rien faire alors ! »

« – Je suis desolé, excusez moi »

« – Allez tu … Descends je te dis »

 » – Non, excusez-moi, excusez-moi … Excusez-moi »

Oui j’étais plutôt surpris du comportement de notre homme au costume discret et ce, alors que son « compagnon de voyage » assena un violent coup de poing contre la porte métallique de la porte du train, élevant ainsi un peu plus haut le degré de provocation. En y réfléchissant bien et après analyse de la morphologie de nos deux protagonistes,  tout laisse à penser que notre petit salary-man aurait pu régler rapidement l’affaire en acceptant l’invitation, voire peut-être même en élevant à son tour la voix mais au lieu de cela, seules ces excuses répétées semblaient vouloir concluer l’entrevue.

 

 

 

 » – sumimasen « 


 

 

L’homme au costume rayé, fini par descendre, tout seul. C’était sa gare de destination. L’homme au costume discret me sourit.

 

 » – Je suis désolé, excusez … Il avait bu et était saoul »

 » – Non non, ne vous excusez pas … » 


 

L’homme au costume discret le superhéros de la soirée.

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Les sirènes de Kabuki-cho

 

Un instant ( s’il vous plaît ) sonore …

  

 

Un instant sonore : Shinjuku Kabuki-cho, une après-midi d’octobre aux alentours de 15h. Il y a du bruit et des badauds qui cherchent.  Non ! Finalement, pas de fumée mais un corps que l’on sortira de l’immeuble. Kabuki-cho ; ses néons, sa faune, ses légendes, ses filles, … Tout est possible.

 

   

   

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Alimentation générale

 

La colonne Leclerc au rayon fruits et légumes !

Faire ses courses chez Leclerc ? Non pas ici ! Mais que pouvaient-ils bien contenir ces cartons qui attendaient au rayon fruits et légumes du petit supemarché de la gare ce matin, reprenant le nom du héros de la libération ?? 

 

 

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Tokyoïtes – N° 21 –

 

Une rencontre furtive. Une banquette de train, une banquette de métro et les voyageurs qui y ont pris place pour un voyage à l’intérieur de la mégalopole. Une petite plongée dans le vrai Japon, le Japon de tous les jours. Tokyoites.

A un moment, on ne voyait plus qu’elle dans les rames du métro tokyoites ; dans les voitures des trains de l’agglomération de Tokyo … La Nintendo DS et son stylet qui avait conquis toutes les franges de la population. Celle accrocs aux jeux classique sur consoles bien sûr mais aussi celle moins conquise qui pouvait y réviser son engrish, y faire des tests de QI ou de sudoku ou bien encore, baver devant des recettes de cuisines sur fiches électroniques …  

Mais depuis quelques temps, je ne sais pourquoi, c’est la PSP de Sony qui a, à nouveau les faveurs de nos tokyoïtes sur banquettes ! 

 

 

« – Tu me prettes ta PSP ? »

« – Naan ! »

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