Archives mensuelles : septembre 2008

for women

 

Je les ai croisé là, sur l’avenue, au travail et dans le train. Mes yeux se sont attardés sur leurs visages, sur leurs jambes aussi ; sur leurs seins ou sur leurs fesses je crois bien ; sur leurs démarches et également leurs silhouettes. J’ai alors cherché a fixé dans ma mémoire ces instants d’un moment. Mais quel est donc ce parfum qui intervient si souvent ?

 

 

Cela faisait bien longtemps que nous ne nous étions pas croisés. Ca va ? Oui bien et toi ! Ca alors depuis le temps, hein ! Mais quel est ce parfum … Ce parfum qui intervient si souvent ?

« – Samourai, … Samourai for woman, tu connais ? »

Qu’elle me répondit. 

 

 

Ah !?  « Samourai for woman ». « Parfums Alain Delon », écrit en tout petit sur le flacon. De nos jours seules vos mères savent.   

 

 

Parfums Alain Delon, Paris, en tout petit sur l’étiquette, a l’arrière du flacon.

 

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Tokyoites – 19 –

Une rencontre furtive. Une banquette de train, une banquette de metro et les voyageurs qui y ont pris place pour un voyage a l’interieur de la megalopole. Une petite plongee dans le vrai Japon, le Japon de tous les jours. Tokyoites.

 

« – Waa, t’as change de portable, tu as pris le 906-i ! »

 » – Ouais ! Et je l’ai eu a pas cher ! »

« – Naan ! Vas-y dis, combien ? »

« – Je l’ai eu a 0 yen ! »

– Zero yen !!? Ah ouais c’est pas cher !

Ah le portable ! Objet de communication, sujet de communication.

Et puis … Si j’appuie la, … ca fait quoi ?

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Calendrier lunaire

Il y a quelques jours de cela, je suis sortis de la maison pour y respirer la nuit, pour y sentir les premices de l’automne s’installer en douceur sur le paté de maison. C’etait une nuit de pleine lune et je me suis amusé avec ce vieux lampadaire qui ne fonctionne plus depuis des lustres.

 

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Keiro no hi

Après la dernière expédition dans le Chiba rural en cette fin Août, ce quinze septembre dernier, notre destination prenait la route du Nord, pour Miyagi. Teruko n’en finit pas de faire des allers et retours et rendre visite à ses parents depuis les soucis de santé du grand-père et cette fois-ci, nous l’avons accompagné. Hasard du calendrier ? C’était egalement Keiro no hi, le jour férié dédié aux personnes agées. Carte postale :

 

Ojisan était sorti de l’hôpital, depuis bientôt une semaine. Après s’être occupé de son jardin et de son petit champ ou poussent poireaux, oignons, myoga, patates douces et edamame, nous le laisserons seul avec Teruko. Visiblement, il n’a pas vraiment le moral. 

 

Alors nous irons tous les trois nous perdre sur les petites routes aux alentours, celles qui encerclent Yakurai-zan. Nous nous ferons les observateurs du petit monde qui vit en bas du mont au travers le pare-brise de la voiture. Le travail dans les rizières, le commercial de la coopérative agricole au volant de sa Suzuki Alto, l’atelier de menuiserie à l’entrée d’un hameau et un restaurant perdu au milieu de nulle part, specialisé dans le mochi. Miyagi, c’est la mer et c’est le riz également.  Ces paysages et ses scènes me rappellent, ceux de mon enfance à certains endroits. A la différence que les panneaux de circulation ne parlent pas le même langage et qu’il n’y a ni église, ni place du bourg.

    

Près de ce restaurant de mochi, ou je me souviens y avoir déjeuné avec Noriko il y a presque dix ans de cela, se trouve une mare ou nous ferons une petite halte. La, y vivent une vingtaine de carpes qui attendent de nous que nous les nourrissions de chips. Nous n’avons pas prévu de repas, elles se lasseront des brins de verdures que nous leur tendons, Lumika se lassera de ces poissons voraces et ira capturer un grillon. 

 

   

 

Nous marcherons un peu jusqu’au pont de Ootaki, celui qui enjambe la grande cascade. J’y contemple la rivière, j’y remarque, quelques bouquets de fleurs fanés rassemblés dans de petits vases, souvent accompagnés d’une petite bouteille de One cup, un sake bon marche. Tout cela un peu à l’écart, légèrement en contrebas du pont. Ils sont tous posés sur le bord, d’où on ne voit rien mais d’ou on entend bien le bruit sourd de l’eau qui sculpte lentement et sans cesse, la roche quelques dizaines de mètres plus bas.   

 

 

Il y a un bouquet tout frais, peut-être trois jours au maximum. Un bouquet aux couleurs rouges et orangées contrastant fortement avec les teintes sombres de la terre foulée, des branches et des feuilles qui jonchent le sol à cet endroit. Souvenir effemère d’une tragédie humaine. Ici pas de quai de train ni d’express gavé de salary-man sur le chemin du bureau pas de batiment en hauteur non plus ; seulement un pont pour mettre fin à tout.

 

Le petit Jinja tapi dans la pénombre près du pont à l’orée de cette forêt dense, tout droit sorti du décor d’un film d’une époque lointaine avec son lot de samurai et de shogun. On y imagine des êtres invisibles qui l’habite et on ne s’y attardera pas.

   

Un peu à l’écart au milieu d’herbes, se présente un petit autel dédié à une ancienne divinité , c’est peut-être la que se trouve le gardien de la forêt !

  

On rejoindra, le complexe de loisirs situé juste au pied de la montagne et que seuls les gens du coin semblent investir ; le ryokan et son onsen, la piscine et son toboggan aquatique, le mini golf et son club-house, les bungalows et leurs barbecues et puis le Yakurai farm center, une sorte de halle ou les maraîchers du coin écoulent leur production profitant du passage des touristes qui n’en sont pas vraiment en fait. 

  

Le soir venu, nous mangerons quelques sashimi de thon, des maki, des legumes de montagne avec de la biere Asahi. Ojisan aura droit a un verre de bière. Il ne parle presque pas, il ne se couchera pas pompette comme il le faisait par le passé.  Nous repartirons le lendemain matin après avoir bêché un peu le champ du grand-père, arraché quelques mauvaises herbes, ramassé quelques légumes.

  

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Two points

« – Eh vous ! Oh, … Vous comptez aller ou comme ca ?! »

« Avant tout, I want youuuu« . Le son de l’autoradio était poussé presqu’à son maximum, il y jouait un air qui m’était pourtant inconnu mais ça chantait en français avec un refrain en partie en anglais qui faisait : « Avant tout, I want you et je vous aurai« . Sur le moment, je ne savais pas du tout de qui il pouvait bien s’agir mais l’air y était entrainant. Tout en écoutant ce morceau, je me demandais si le type qui chantait dans le poste, avait accéder à la célébrité là-bas, qu’il était peut-être même devenu le chouchou de Telerama ; qui sait ! Je dois aussi dire, que j’écoutais cet air avec une attention particulière car, récemment,  je m’étais retrouvéa bavarder avec un homme âgé d’une cinquantaine d’années qui était très content de pouvoir parler « chanson » avec moi. Polnareff, Adamo, Dalida, Vartan, Hardy, il les passait tous en revue comme une compilation, le CD et son fascicule, en vente chez votre marchand de journaux, … Et lorsqu’il m’a demandé de lui citer un chanteur de « chanson » actuel, je me rappelle que je n’avais pas été capable de lui fournir le moindre nom succeptible de figurer dans sa discothèque. Ce que j’entendais dans l’autoradio, pouvait être t-il considéré comme être « chanson » ou « modern chanson » dans le sens japonais du terme ? En fait, je n’en savais rien. Aussi, juste avant, nous avions eu droit a un morceau de tango argentin et bien que ce coup-là cette musique n’évoquais pas grand chose en particulier, nous étions content de pouvoir ecouter dans la voiture, une playlist à mille lieues de cette pop nippone de supermarché qui crispe les oreilles !

 » – Qu’est-ce que vous faites la ? »

La voix était métallique, elle semblait venir de loin et se mélait au son de l’autoradio.

 » – Vous ne comprenez donc pas qu’il est interdit de tourner a droite ? »

Bien entendu que je ne savais pas qu’à cet endroit il était interdit de tourner a droite ! Je fréquentais régulièrement cette route et à chaque fois, j’y tournais … A droite, pour rejoindre ces petites rues étroites qui nous ramènent à la maison. C’est vrai, qu’en y pensant, il m’est plusieurs fois arrivé de me faire klaxonner par d’autres automobilistes mais je n’y ai jamais porté la moindre attention. Je n’avais jamais fait attention non plus a cette grande ligne jaune continue qui indique cette interdiction.

Nous revenions de Oomiya avec Noriko où nous avions déposé Teruko à la gare Shinkansen pour Miyagi au Nord du pays où, Ojisan, son père avait été admis à l’hôpital pour quelques ennuis cardiaques. Le trajet prend un peu plus de trente minutes et nous n’étions plus très loin de la maison à present.  Un rapide coup d’oeil dans le rétro et je l’aperçus qui gesticulait sur sa moto tout en me répétant sans cesse cette foutue interdiction à l’aide du haut-parleur intégrée à sa motocyclette. Apres un bref coup d’accélérateur, il finit par se présenter a mon niveau. Je lui fit signe que oui-oui, je me dépéchai de traverser la route et baissai le son de l’autoradio. Il m’accompagna dans ma faute en actionnant son gyrophare rouge, en agitant son bras droit ordonnant aux autres véhicules de nous laisser la priorité ; tout en me hurlant dessus. Pour sur j’en prenais pour mon grade : Tu ne comprends pas qu’il est interdit de tourner à droite ? Tu comprends ce que je te dis ? Tu le fais expres ? Tu as un permis de conduire au moins ? Bien sur que j’ai mon permis de conduire !

« – Vas-y montre le moi un peu, gare toi là ! »

Je venais de me faire coincer par un shiro-bike, comme on les appelle ici. Il se gara juste devant la voiture et descendit lentement de sa moto blanche. Avant de descendre du vehicule, je demandai a Noriko de rester a l’intérieur de la voiture. Je me souvenais de ce que m’avais un jour dit Toyoda, le manager de la boîte où je travaille.

« – Si un jour tu as un pépin avec les flics, surtout tu ne parles pas un mot de Japonais, tu leur parles en anglais, ça les destabilise et tu as de grandes chances qu’il te laisse filer tranquillement ! »

Et puis, … Je me rappelais aussi ce post de Senbei qui s’était vu offrir un I-pod tout neuf en jouant a l’étranger vraiment pas intégré du tout. Cette petite erreur du code de la route allait vite être réglée ! (he he !). Je lui présentai mon permis de conduire tout en présentant la moue du type qui ne comprenait rien des remontrances émises par son interlocuteur. Il gesticulait sans cesse en me parlant tout près du visage. Je pouvais suivre mon jeu d’acteur qui se refletait dans ses lunettes de soleil. Noriko que je n’avais pu mettre au courant de mon plan se décidait à sortir de la voiture afin de porter assistance à son mari qui semblait avoir besoin d’une traduction simultanée, il sortit un carnet à souche et me dit avec un petit sourire en coin :

« – Interdiction de tourner a droite, c’est 7000 yen et deux points en moins »

Je commencai a râler timidement, qu’il aurait pu se contenter d’un avertissement que je ne l’avais pas fait exprès, que je n’avais pas vu le panneau (qui n’existe pas, puisque seule la ligne jaune l’interdit), qu’il est  tout de même sacrement sévère, que je …

« – Vous avez un permis de conduire japonais, alors vous suivez les regles japonaises »

Oui monsieur. Après être rentrés, Noriko s’empressa de raconter notre mésaventure à tous ceux qui croisaient notre chemin. Une de nos vosines, s’était prit une jolie contravention de 15 000 yen et deux points en moins pour stationnement génant. Je retrouverais la totalité de mes points dans un an si je ne refais pas de conneries au volant. Certains disent que les flics font du zèle ces derniers temps en quête de fautes pour faire du chiffre. Qu’avec le coût du pétrole à la pompe, il y a moins de circulation, donc moins de contraventions. Je l’avais tout de même bien cherché ma contravention !  

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Classé dans les gens

relaxing time

Interlude : « Tokyoites » Numero special devant l’aquarium,

 

Plus que quelques jours avant l’acquisition d’un nouvel ordinateur. A bientot.

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Classé dans Petit Quotidien Nippon