Il l’a déjà annoncé deux fois. “Prochain arrêt Yanasegawa, … Yanasegawa” puis, quelques secondes plus tard ; toujours avec le même timbre de voix, une voix monocorde presque mielleuse “Dans un instant, dans un instant Yanasegawa“. Une voix qui renseigne lorsque l’on en a besoin, une voix que l’on n’entend pas lorsque l’on en a pas besoin. C’est lorsque que le train traverse la rivière et ses larges berges inondables, en venant de Kawagoe, sur ce pont métallique et dans un bruit sourd propre à ce type de construction que je lève les yeux et que je le cherche au loin.

Comme en début de semaine, ou je l’ai salué du regard quelques secondes durant. Parfois on y voit quelques pécheurs au premier plan, qui chaussés de longues bottes en caoutchouc, lancent leurs lignes au milieu du cours d’eau. Cela fait de très jolies cartes postales.

Le jour d’après, il était également présent. Ce jour-là non plus, il n’y avait ni pecheurs, ni promeneurs mais la carte postale était ma foi très belle, après le bruit sourd que fait le train en traversant le pont métallique.
Avant-hier, je l’ai a nouveau cherché et l’ai a nouveau trouvé et toujours depuis le même endroit. “Ah, Bonjour vous belle journée n’est-ce pas !” que j’ai pensé très fort.

Mais ce matin, le temps était couvert, d’ailleurs ils annoncent de la pluie et c’est depuis le salon, juste au-dessus du kotatsu que je l’ai trouvé. Après le pont métallique qui traverse la rivière, dans un bruit sourd propre à ce type d’ouvrage, je n’ai pas levé les yeux.

2 commentaires
2009, février 1 à 2:49
A vrai dire ça donne envie de se rapprocher.
2009, février 1 à 10:56
Oui et combien de fois j’ai eu envie de ne pas continuer ma route jusqu’au travail, de descendre à cette gare et de marcher le long de cette rivière jusqu’à atteindre Fuji-san.