2007, février 19...1:02
Dix-sept ans (houji)

Nous sommes partis sur les coups de six heures, le matin. Sous une pluie battante. Bien trop tot, puisqu’il faut compter trois heures de route pour rejoindre Sawara dans le departement de Chiba depuis chez nous a Saitama. Mais, ce dimanche il y avait le “marathon de Tokyo” si bien que Teruko craignait que la route ne soit chargee en raison de barrages multiples dans la capitale que nous devions traverser.

Aujourd’hui, nous avions rendez-vous dans ce petit coin de campagne de la region de Tokyo pour une ceremonie anniversaire, familliale et religieuse : Houji ou les dix-sept ans de la mort du grand-pere de Noriko (cote paternel). Une famille de riziculteur de Chiba, au Nord-Est de la grande capitale et tout pres du departement d’Ibaraki.

Il s’agit avant tout d’une reunion de famille dont le calendrier est fixe par la religion. Pourquoi donc “17 ans” ? ; pourquoi, ensuite, “23 ans” ? Personne n’a su me repondre, c’est ainsi et puis voila !

Apres l’inevitable passage par l’autel de la maison des l’arrivee, avec pour l’occasion une “petite” offrande financiere. Apres quelques tasses de the vert chaud en attendant que tous les hotes aient rejoint la maison …

Nous reprimes la voiture pour rejoindre le cimetiere situe a deux ou trois kilometres.

… Pour une petite priere expresse … expresse pour cause de forte pluie glaciale. L’allumage du bouquet d’encens relevant du defi, personne ne souhaitait s’attarder dans ces lieux !

Surtout qu’a la maison, les rejouissances nous attendaient…

… Comme le sekihan, ce riz gluant auquel on ajoute des haricots rouges que les femmes de la maison font cuire lentement a la vapeur, en exterieur. A l’image de cette vieille tante au dos fatigue par toute une vie de repiquage du riz.

Sake du cru et “super dry” (Asahi). J’avais pris un peu le volant a l’aller, je le laisserai tout entier a Teruko pour le retour. Le sake de Chiba n’est pas mauvais et se mariait bien avec le poisson en sashimi. Nous ne nous eterniserons pas a cette reunion. Nous filerons avant l’arrivee du bonze qui etait trop en retard, juste apres la distribution des cadeaux aux invites que nous etions.
On revait de kotatsu et de la sieste dominicale qu’on allait faire dans l’apres-midi une fois rente a la maison …


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