2006, novembre 4...11:15
Culture et petites pepes
Ce samedi, c’etait glande totale au bar ! D’habitude, lorsque nous sommes a attendre le client, on se regarde et on se dit:
“- aujourd’hui, c’est tranquille, hein ?”
Tout cela avec l’expression du visage qui va avec que je ne saurais “mimer” avec des mots ! mais aujourd’hui, sur les trois presents, nous etions pour une fois, deux a etre plutot satisfait de la situation … En effet hier, c’etait le vendredi trois novembre, c’etait jour ferie car “jour de la culture” Et ce vendredi 03 novembre je me suis plonge dans un des aspects de la culture japonaise, que je ne connaissais pas et que je revais de decouvrir: Kabukicho de l’interieur. Ce jour la donc, nous irions au Kyabakura ! Le kyabakura est une contraction de “cabaret-club”. Une sorte de bar ou des hotesses plutot jeunes et plutot tres jolies s’interessent a vous en vous faisant la conversation … et, c’est tout !
C’etait monsieur H qui avait lance l’idee il y a de cela un peu plus d’une semaine. Sans aucune hesitation, monsieur S et moi-meme (monsieur R) accepterent l’invitation. Seulement le kyabakura ou nous irions serait un peu particulier …
Le rendez-vous etait donc fixe a 17h, gare de Shinjuku, Kabukicho etant situe a un jet de pierre de ce gros quartier qui abrite la mairie, des buildings de bureaux en veux-tu en voila, des restaurants et des bars, des centre-commerciaux et … Kabukicho et ses bars a hotesses, ses clubs de strip-teases … tout un programme ! Monsieur H avait tout prevu ; d’abord nous irions dans un izakaya afin de boire un peu, pour se mettre en condition. Oui, mes amis Japonais craignant d’etre honteux sans un peu d’alcool dans le sang., il etait hors de question de ne pas passer par la case sake ! Bah, pourquoi pas, ca nous permettait aussi de manger un bout avant de faire le plein d’emotions ! mais aussi de parler boulot, comme pour se dedouaner de ce qui nous avait reellement amene dans ce quartier.
Avant d’aller au special-kyabakura, nous nous rendimes dans un petit “magasin” dont l’entrée est protégée par des rideaux opaques exactement comme celles des sex-shops que l’on peut voir du cote de Pigalle ou de la rue de la Gaite a Paris. Sauf qu’ici, on y vend rien ! Pas de gadget erotique, pas de magazine, pas de DVD … Rien !
“- c’est un erotic-information bureau”
Me dit alors monsieur H !
“- aah ?”
Lui repondis-je. Nous entrames donc dans cette echoppe, tres bien fournie en ordinateurs avec connexion internet, en flyers ou encore, en affiches publicitaires pour des clubs presentant de jolies jeunes filles ! A l’interieur, l’eclairage au neon est vif, trop vif, les couleurs sont a l’image de ce quartier ; du rose, du violet, du jaune et du rouge. Nous sommes accueillis par deux hommes au look “faux smoking a paillettes” qui ecoutent la requete de monsieur H. Un des deux hommes est prêt a effectuer la reservation pour un special-kyabakura mais, cela ne va pas etre possible pour l’etranger la ! “qui ca ? moi?” Monsieur H me sauvera la mise en repondant que je parle courament japonais, que je vis au Japon depuis des annees, … Que je suis Japonais ou Presque ! Voila notre homme rassure, qui ne se donnera meme pas la peine de verifier les dires de mon collegue. Il nous presente un coupon a echanger au bar ou nous irons, le barbaxy ! Celui-ci est a deux pas …

Le barbaxy est situe au sixieme ou septieme etage d’un immeuble qui doit certainement contenir d’autres bars ou clubs de ce type. Un agent aux larges epaules et oreillette a l’oreille, nous accueille depuis le rez de chaussee. Celui ci, après avoir verifie notre coupon, appelera l’ascenceur tout en nous rappelant les regles de l’etablissement. Je remarque a ce moment, une jeune fille qui s’appretant a prendre le meme chemin que nous, preferer faire marche arriere et attendre le prochain ascenceur. C’est sur, elle va prendre son service en meme temps que nous !
Nous reglons a l’avance les 6000 yen requis et nous patientons sur des fauteuils dans le couloir, ambiance sale d’attente chez le medecin, un whisky en plus. Cette fois, on nous fait patienter dans la salle de bar, assis sur des canapés. Un nouveau whisky en main, les jeunes filles portent toutes de legeres tuniques colorees, leurs jambes sont nues, le staff masculin est quant a lui, habille comme peut l’etre un serveur d’une brasserie parisienne. Les whiskies, la biere, le gin, sont a volonte, Monsieur H nous rappelle les regles:
“- C’est un oppai-pub (seins-pub) on peut caresser la poitrine, les embrasser et c’est tout, ok ? ok !”…
C’est notre tour. On nous place dans la salle, sur des canapes en sky noir, a ma gauche monsieur H, a ma droite monsieur S. On se regarde, on eclate de rire ! “Mais qu’est-ce qu’on fait la”, devions-nous certainnement penser ! Les jeunes filles arrivent et chacunes d’entre elles, s’assoient a notre gauche. Je discute avec celle qui m’est attribuee. Je lui explique, comme pour me justifier, que c’est la premiere fois que je me rends dans ce genre d’etablissement. Elle me prend la main et sur un ton qui se voudrait rassurant me dit :
“ne t’inquiete pas, tout va bien se passer”.
Elle me demande de quell pays je viens. De France. Elle me dit en francais “Embrasse-moi”, je m’execute. Elle a deja ete a Paris avec sa famille. A ce moment, je me pose un tas de question, sa famille est-elle au courant ? Les motivations qui l’on pousse a faire ce travail. Sans doute l’argent. Nous discutons ainsi, pendant une quinzaine de minutes jusqu’a ce qu’une musique de type “slow” que l’on peut entendre habituellement en boite de nuit se fit entendre.
“- Bon, c’est le moment”
Me dit-elle. Doucement, elle leva une jambe afin de se mettre, face a moi sur mes genoux. Elle me regarda, droit dans les yeux, puis ouvrit sa tunique me presentant sa petite poitrine et me fit un grand sourire. Elle m’embrassa, comme on embrasse son ami avec fougue et passion tout en bougeant son bassin afin de mimer un acte sexuel.
La musique change a nouveau, elle est rythmee, tres rythmee, le staff masculin frappent dans leur mains, ma jeune hotesse de 20, 22 ans, me susurrent un petit “arigato” dans l’oreille et laisse sa place a une autre fille qui s’assiera sur mes genoux après s’etre presentee, elle ouvre elle aussi sa tunique, laissant apparaitre une poitrine (tres ) genereuse, puis une autre, et une autre, de temps en temps je regarde mes collegues occupes avec leurs demoiselles, on se sourit. Quatre, cinq ? je ne sais pas exactement le nombre de jeune filles que j’ai accueilli sur mes genoux ce soir la, le nombre de jeunes filles qui m’ont dit :”arigato” après que je leur ai carresse la poitrine tout en les embrassant ! C’etait marrant ! Sans plus.
L’heure est deja terminee. On nous demande si on veut prolonger ? Non ca ira !
Nous avons faim, on va se jeter sur un bol de riz recouvert de viande de boeuf et oignions chez Yoshinoya (500 yen)
A suivre …

5 commentaires
2006, décembre 2 à 12:13
J’espère que le même genre d’établissement existe pour les nanas et que ta tendre épouse pratique la même chose de son côté, genre accueillir de jolis petits mecs sur ses genoux, leur rouler des pelles en pelotant ce qui lui tombe sous la main, etc… C’est pas un peu lamentable tout ça ? Et pourtant je ne suis pas du genre bégueule…
2006, décembre 3 à 6:18
Oui ! Bien sur que c’est un peu lamentable mais rien qu’un peu !
Je travaille au japon, ma fille si elle comprend le Francais est incapable de me parler dans une autre langue que celle du pays, mes amis sont Japonais, ma vie est donc … Japonaise ! Je m’interesse a tous les aspects de ce pays. Le monde du travail, la gastronomie, l’envirronnement, les rapports sociaux etc …
J’avais tres envie de decouvrir cette face du Japon que je ne connaissais pas jusqu’a ce jour (et encore nous avons opte pour ce qu’il y a de plus soft) . J’aurais pu tres bien en faire l’impasse mais il est a noter que cette “industrie” est tres presente au Japon. Du kyabakura, au Maid-cafe, au “happening-bar”au club de strip, du soap-land en passant par les salons de massages erotiques, il est difficile de ne pas passer a cote de ces enseignes colorees qui illuminent non pas un ou deux quartiers de la capitale, mais une dizaine au moins ! Dans le metro, il n’y a pas un jour ou je ne tombe pas sur une affiche publicitaire de magazine pour hommes dont les recits erotiques sont leur fond de commerces. Les grands quotidiens nationaux publient egalement ces publicites. Des milliers d’hommes en costumes lisent chaque jour des mangas dans leur train quotidien ou il n’est question que de sexe et ce, a la vue de tous !
Il existe des centaines et des centaines de blogs qui parlent du Japon … Du Japon et du manga (Japon d’adolescents), du Japon et de la ceremonie du the ou du Kabuki (Japon d’un temps passe), du Japon et du jeux video ou de la technologie (Japan event) , du Japon et des temples kyotoites (Japon des guides touristiques sur papier glace), etc
J’ai fait ce blog, au debut pour ma famille et mes amis a qui je devais sans cesse raconter mon quotidien. J’y ai pris gout et j’ai ensuite pense que ce “journal” j’aimerais certainement le relire dans quelques annees. J’y ai pris gout et j’aimefinallement partager mon experience de “vraie” vie dans ce pays, qui n’est jamais celui que l’on croit !
Je suis desole de t’avoir choque, j’apprecie neanmoins ta franchise.
R.
Ps : il existe bien evidement, des dizaines de versions a destination des femmes. Je n’y verrai aucun inconvenient a ce que mon epouse s’y rende au moins une fois avec des amies a elle !
2006, décembre 4 à 8:50
Tu ne m’as pas choquée, il m’en faut beaucoup plus que ça !! Je trouve juste ce genre de passe-temps assez crétin, mais connaissant les obsessions japonaises sur le sujet (j’ai un copain qui y a vécu, comme tu le sais) je ne suis pas étonnée du tout… La question est plutôt : doit-on, sous couleur d’une volonté de totale immersion dans un pays, tester jusqu’à ses travers les plus minables ? Moi j’aurais tendance à répondre non parce qu’à ce compte-là on a vite fait de justifier des comportements aberrants comme par exemple la pédophilie, sous prétexte que c’est “couleur locale” et pratique courante dans hélas beaucoup de pays que je connais… Mais cela n’engage que moi ! Et il est vrai que les petits “jeux” que tu décris dans ce post paraissent bien innocents en comparaison de cet énorme problème-là… Mais gaffe à l’effet d’entraînement…
2006, décembre 8 à 1:10
je me sens tout a fait a l’abri face a cet effet d’entrainement que tu decris. D’abord parce que j’ai une morale, ensuite parce que l’on ne pourrait comparer la prostitution dans les pays que tu connais avec celle qui existe ici, au Japon. Deja, il n’est pas evident pour un resident de “faire connaissance” avec les multiples petits jeux qui peuvent exister ici. En general, les etrangers ne sont pas les bienvenues dans ce genre de maisons. Pour un touriste, n’en parlons pas … On n’est donc pas pres de voir debarquer, Allemands, Francais et autres Americains a la recherche de tres tres jeunes partenaires, (pour repondre a ton allusion). Puisque l’on parle de “en comparaison de cet enorme probleme la” … La France ferait bien de s’interesser a ce qui se fait ailleurs en la matiere ! Je sais bien que c’est couleur locale (Paris) mais Les Marechaux est pour moi aussi, un veritable probleme egalement, de meme ! Nan ? Ceci dit, c’est vrai que c’est cretin mais tellement marrant !
Bien a toi,
2007, mai 27 à 6:08
Je l’avais pas vu celui-là !! Merci Roban.
Effectivement, il y a pas mal de chose à dire sur ton…. Comportement :!
J’avoue avoir non pas été choqué, mais interloqué par ce billet dans lequel tu te mets relativement “a poil” je dirais.
ma vie est donc … Japonaise ! Je m’interesse a tous les aspects de ce pays.
De là à bouleversifier sa propre culture… Bravo, quelle implication lol.
On en vient à la redéfinir la définition du couple et la sacro-sainte “fidélité” de notre bon mariage crétin (euh chrétien… Quoique…).
Si tripoter une tripotée (préorgasme heuhh non, pléonasme) de gamines de 20 ans, ça ne compte pas dans les rapports extra-conjugaux interdit par la bonne pratique des rapports bucaux-mamaires dans le couple, on est sauvé (lol).
En fait, au-delà de ton formidable engagement à devenir japonais (c’est impossible à cause de ton ADN), je me demande si le comportement que tu as adopté lors de cette “sôterie” t’as posé un problème de conscience à un moment donné…
Je pense que si tu étais rester en France (avec la même famille), je ne crois que tu te serais allé à te frotter à des mignonnettes tortillant du fion comme des goujons au bout d’un hameçon (ou d’une gaule c’est comme tu veux lol).
Finalement, sous pretexte d’explorer la culture japonaise, tu as peut-être réalisé un de tes fantasme de vieux cochon (moi ton post me fait baver d’envie, oui je suis un porc c mon choix !). En tout cas j’aurais du mal avec cette formule light, il
me faut les finitions, sinon je peux plus descendre en bas (o_o;).
Je voudrais appronfondir plus, mais je pense que ça deviendrais indiscret (ou alors en MP via FJ). Perso, c’est assez chaud à gerer ce truc. Le plus excitant est que c’est interdit (partant du principe idiot de la fidélité dans le couple marié via
la cérémonie française). Quel intérêt de jurer fidélité dans un pays ou le fion est un outil de consommation comme le coca
et le mariage un arrangement entre famille et non une histoire d’amour en tre 2 personnes ?
Choc culturel ? Yep bonhomme !
Trèèèèès compliquer à gérer avec notre “morale” inculquée, non ?
tu as franchis le pas, toi. Moi si je le faisais comme tu l’as fait, ce serait vraiment pour assouvir un fantasme sagouin
plutôt qu’une excuse bien pratique de rentrer dans la moule (le ?). La culture japonaise a-t-elle d’autres perversion à nous proposer ?
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